Vendredi 14 mai 2021

En Smart vers la Chine, l’humoriste Patrick Veisselier à Milan

Par Lepetitjournal Milan | Publié le 03/05/2021 à 20:34 | Mis à jour le 04/05/2021 à 12:47
Patrick le chinois en Smart

L’humoriste Patrick Veisselier alias "Patrick le Chinois" s’est lancé le défi fou de parcourir plus de 20.000 km et traverser plus de dix pays en Smart pour rejoindre la Chine. Il jouera son spectacle en mandarin, appris phonétiquement. Rencontre inattendue lors de son étape à Milan.

23.000 km, 11 pays et autant de tests PCR. Ce n’est qu’au début de ce périple commencé le 30 avril au départ de Paris et direction Guiyang au centre de la Chine, que Patrick le Chinois a fait escale à Milan dimanche, via Paolo Sarpi plus exactement, le quartier chinois milanais. Car comme le défi de traverser une partie du monde en voiture n’était pas assez fou, l’humoriste français s’est en plus imposé de manger chinois tous les jours. « Arrivé dans la trattoria chinoise, on m’a aussitôt reconnu », raconte-t-il, autant amusé que surpris. Et pour cause, l’humoriste français qui fait rire les Chinois, a fait l’objet d’une couverture médiatique délirante en France ces dernières semaines. Il est aussi suivi par des milliers de followers sur Instagram, Facebook mais encore bien davantage (environ 2 millions) sur Weibo, le Twitter chinois.

De la boutade au défi fou

La raison ? D’abord parce qu’il a déjà joué à Shangaï en 2015, mais surtout pour cette audacieuse aventure.
« Mon deuxième spectacle en chinois est prêt depuis le printemps dernier, je devais le jouer au premier étage de la tour Eiffel, puis à Las Vegas en 2020 », nous explique-t-il. Mais la pandémie en a décidé autrement. Désarçonné voire abattu par une année en mode confiné, sans scène ni interaction avec son public, l’artiste a voulu maintenir ses deux dates prévues depuis longtemps en Chine, le 17 juin à Guiyang et le 21 juin à Chengdu.
Pas question de les rater. Au point d’y aller en voiture, en Smart qui plus est… « Sûrement l’une des moins adaptées à mon gabarit », ajoute l’humoriste bien charpenté.

Tout est parti d’une blague entre amis alors qu’ils s’interrogeaient sur la difficulté, voire l’impossibilité, de rejoindre l'Empire du milieu en avion en pleine pandémie. Mais ses amis l’ont pris au mot, jusqu’à le sponsoriser, à l’instar de Jean-Roch, le roi de la nuit qui fait danser les stars.
Le concessionnaire Smart Como lui fournit une voiture neuve, « et m’exhorte presque de revendre celle que j’avais achetée d’occasion », s’amuse-t-il. Et de confesser : « Je suis nul en bricolage, je n’y connais absolument rien en mécanique, et n’ai pas du tout le sens de l’orientation mais au cas où, j’ai un livret dans ma voiture avec la phrase « pouvez-vous m’aider ? » traduite dans toutes les langues. » L’humoriste se rassure néanmoins en assurant qu’il ne sera jamais à plus de 400 km de garages Smart tout le long de son parcours.

 

patrick Veisselier dans le quartier chinois

« En attendant Beyoncé », un défi doublement audacieux

Après l’Italie, direction la Slovénie – finalement pas d’Autriche ni de Hongrie comme initialement prévu – mais un détour par la Croatie, avant la Bosnie, la Serbie, la Bulgarie, l’Ukraine, la Moldavie, Russie. Et quid encore sur la faisabilité du Kazakhstan où il devrait en principe donner des conférences sur le voyage.
Alors que le passeport sanitaire n’est pas encore mis en place, l’humoriste bien vacciné est déjà contraint d’adapter son périple au fur et à mesure. L’organisation minutieusement préparée en fonction notamment de la durée de validité de chaque test PCR effectué est déjà chamboulée. La distance s’ajoute en fonction des restrictions, obligations sanitaires et conditions d’accès qui fluctuent au rythme du déferlement des vagues du virus. « C’est compliqué mais passionnant ! », préfère-t-il relativiser, toujours sur un ton amusé.

Quelque 23.000 km, 800 bornes par jour entrecoupées de pauses régulières : des heures en solo qu’il occupera largement à réviser son spectacle, entièrement en mandarin. Une langue dont il ne parle en réalité pas un mot. « J'ai écrit en français, fait traduire, enregistrer et je l'apprends en phonétique phrase par phrase », explique-t-il. Au total, 317 phrases préalablement validées par la censure donnant lieu à un spectacle de 55 minutes entièrement en chinois, intitulé « En attendant Beyoncé ».

Et pour le retour ? « En avion », assurément. Avec la perspective de finalement se produire au premier étage de la Tour Eiffel en décembre ou janvier prochain.

 

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