Naissance du Farnèse d’Or pour récompenser les protagonistes des liens France-Italie

Par Marie-Astrid Roy | Publié le 27/06/2022 à 15:35 | Mis à jour le 28/06/2022 à 14:59
gala le farnèse d'or

A l’occasion du premier Gala Le Farnèse d’Or, la Chambre de commerce française en Italie a récompensé les protagonistes de l’économie, de la politique et de la culture dans les rapports France-Italie. Durant la cérémonie à l’Ambassade de France à Rome le 23 juin, la Chambre a également présenté son Manifeste - Le Farnèse d'Or, comprenant huit objectifs concrets visant à renforcer davantage encore, les liens entre les deux pays, dans la lignée du Traité du Quirinal.

 

Une nouvelle initiative pour célébrer l’alliance franco-italienne et l’intensité des échanges entre les deux pays. Dans la lignée du Traité du Quirinal, signé le 26 novembre 2021 par le premier ministre italien Mario Draghi et le président français Emmanuel Macron, la Chambre de commerce française en Italie a donné naissance au « Farnèse d’Or » : cinq prix prestigieux ont été attribués le 23 juin, pour récompenser les protagonistes des rapports entre les deux pays, dans les domaines politique, institutionnel, économique et culturel. Le Gala Farnèse d’Or s’est tenu en présence de quelque 300 personnes membres de la communauté d’affaires franco-italienne, au Palais Farnèse, siège de l’Ambassade de France, et a vocation à être renouvelé chaque année.

France-Italie : les lauréats du Farnèse d’Or par catégorie

Dans la catégorie politique, trois ministres ont été primés : Giancarlo Giorgetti, ministre italien pour le Développement économique et Renato Brunetta, ministre de l’Administration publique pour l’Italie ; Franck Riester, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l'attractivité de la France.
Dans la catégorie institutionnelle, la récompense a été décernée à Dario Scannapieco, directeur général de la caisse des dépôts italienne (CDP) et à Nicolas Dufourcq côté français, directeur général de la Banque publique d’investissements française (BpiFrance). Les deux entités ont lancé il y a quelques mois, le premier accélérateur franco-italien, créé pour aider les PME françaises et italiennes à opérer ensemble tant pour développer les synergies transfrontalières que pour se développer à l'international.

Le prix économie/business a été retiré par Davide Mele, responsable Corporate Affairs de Stellantis. Le groupe automobile franco-italien issu de la fusion de Peugeot-Citroën et Fiat-Chrysler, est le deuxième constructeur automobile en Europe et le cinquième au monde. Le groupe a enregistré un chiffre d'affaires de 41,5 milliards d'euros sur les trois premiers mois de l'année 2022, soit une hausse de 12%.

Un Farnèse d’Or a également été attribué dans la catégorie Innovation, récompensant la française installée à Rome, Isabelle Andrieu, qui a co-fondé et préside Translated. Grâce à une croissance fulgurante, l’entreprise fondée en 1999 offre aujourd’hui des services de traduction professionnelle à près de 250.000 clients dans le monde, en 195 langues et dans 40 domaines d’expertise, grâce à l’intelligence artificielle. Isabelle Andrieu est également co-fondatrice du fonds Pi Campus, qui réinvestit les bénéfices de Translated dans des start-up prometteuses.

Enfin, récompensé par le Farnèse d’Or dans la catégorie Culture, Roberto Benigni a célébré « la profonde amitié entre la France et l’Italie. La culture et le talent sont un lien immense [entre les deux pays] », a déclamé le maestro avec passion, animant la soirée de Gala.

Le jury a également attribué un prix spécial à l’ambassadeur de France en Italie Christian Masset, qui pendant ses cinq années de mandat - arrivant à son terme - a tant œuvré pour l’amitié franco-italienne, la complémentarité des deux économies et la culture entre les deux pays.

 

Du Traité du Quirinal au Manifeste Le Farnèse d’Or

L’Ambassadeur de France en Italie a exprimé sa reconnaissance à l’égard des réalités qui ont rendu possible le rapprochement entre les deux pays. « Plusieurs réalités franco-italiennes sont déjà des exemples du succès de notre coopération et nous travaillons afin que ce rapprochement continue à se concrétiser entre les entreprises, au bénéfice de nos deux pays et de l’Europe. Cette Europe doit avoir un moteur franco-italien fort », a commenté Christian Masset.

Voulu par la Chambre de commerce française en Italie, et réalisé grâce au sponsoring de plusieurs entreprises opérant dans les deux pays, le Farnèse d’Or est volontairement né dans la lignée du Traité du Quirinal, qui donne un cadre politique à la collaboration entre la France et l’Italie, mais aussi une impulsion au renforcement de la coopération entre les entreprises des deux pays. « Le monde est en train de changer : après la crise financière, la pandémie et désormais la guerre en Europe, nous devons plus que jamais être ensemble », a déclaré Denis Delespaul, président de la CCI France Italie, pour illustrer les raisons qui ont donné vie au Farnèse d’Or.

Et au-delà de l’attribution des prix, Denis Delespaul a présenté le "Manifeste le Farnèse d’Or". Autour de huit objectifs, le texte exprime la volonté pour les entreprises françaises et italiennes associées à la CCI France Italie, de renforcer concrètement les liens économiques et culturels entre les deux pays. Parmi les ambitions affichées, figurent la coopération économique, industrielle et digitale et la valorisation les chaines de valeurs européennes, le soutien à l’innovation et aux start-up, mais aussi des initiatives culturelles franco-italiennes, jusqu’à l’engagement de créer des opportunités de travail au niveau bilatéral surtout pour les jeunes.

 

France-Italie : des échanges de 84 milliards

La France et l’Italie représentent un marché de 167 millions de consommateurs, et mises ensembles, les deux économies équivalent à près de 30% du PIB de l’Union européenne. Les rapports économiques entre les deux pays comptent sur une présence quasiment équivalente dans les pays respectifs : 1764 entreprises françaises sont en Italie, et 1767 italiennes en France. A la clé, des échanges équivalent à 84 milliards d’euros en 2021, soit plus qu’en 2019, et 400.000 emplois créés par les investissements réciproques. En matière d’innovation, Rome et Paris sont en première ligne, contribuant à 23% des investissements en Recherche et Développement dans l’Union européenne. Des chiffres qui démontrent que « les deux économies s’intègrent de plus en plus », souligne Christian Masset. Avec de nouvelles synergies en vue.  

 

MAR

Marie-Astrid Roy

Rédactrice en chef et Directrice des éditions Lepetitjournal.com Milan et Rome
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