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Sauvetage d’Alitalia : Qui financera la compagnie italienne

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Écrit par Lepetitjournal Milan
Publié le 17 février 2019, mis à jour le 17 février 2019

Dénouement en vue dans le feuilleton Alitalia. Les Ferrovie dello Stato (la SNCF italienne) ouvrent les négociations avec Delta et Easyjet pour un sauvetage de la compagnie nationale italienne. Le plan du gouvernement.

Réuni la semaine dernière au Palazzo Chigi, le conseil d’administration des Ferrovie dello Stato (Fs), la compagnie publique des chemins de fer italiens a éclairci la situation quant aux partenaires internationaux qui pourraient s’associer au plan de sauvetage de la compagnie nationale italienne. L’américain Delta Airlines et le britannique Easyjet, déjà indiqués comme de possibles alliés depuis le départ, ont confirmé leur intérêt. Au terme de ces négociations, le plan de sauvetage doit être présenté d’ici le 31 mars.

Et encore une fois, l’Etat italien jouera un rôle dans le sauvetage de la compagnie. Le vice premier ministre et également ministre de l’Industrie Luigi Di Maio, a ainsi indiqué jeudi, que le Trésor et les Ferrovie dello Stato pourraient prendre une participation de plus de 50% dans Alitalia.
En clair, selon la presse italienne, Ferrovie dello Stato prendrait 40% des parts, Delta Airlines et Easyjet se partageraient 40%. Les 20% restants reviendraient à des entreprises publiques comme Poste italiane, ou aux mains de l’Etat. Le Trésor pourrait prendre jusqu’à 15% du capital de la compagnie aérienne, selon les propos attribués à Lui Di Maio. Aussi plus de la moitié du capital de la « Nouvelle Alitalia » restera entre les mains transalpines.
En pratique, il est envisagé que Delta Airlines gère les long-courriers à Rome alors qu’Easyjet s’occupe des moyen-courriers, au départ de Milan.

Un feuilleton depuis 30 ans

Alitalia vit une agonie depuis plus de 30 ans. Trois fois en 10 ans, la compagnie nationale italienne s’est retrouvée au bord de la faillite. En 2017, elle a été placée sous administration spéciale suite au rejet par ses salariés d’un nouveau plan de sauvetage. Rome a ainsi dû se lancer à la recherche d’un repreneur. Pour Luigi Di Maio, cité par les syndicats présents à la réunion, « l’intervention de la puissance publique viserait à protéger les intérêts italiens, les droits des salariés et les emplois ».

 

lepetitjournal.com Milan
Publié le 17 février 2019, mis à jour le 17 février 2019

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