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Températures, pluie et soleil : où vit-on le mieux en Italie pour son climat

Entre pics de chaleur, ensoleillement et pluies torrentielles, le climat influe sur la qualité de la vie. Et sans surprise, on vit mieux à Bari qu’à Milan. L’indice du climat, élaboré par Il Sole 24 Ore, dresse un tableau des villes où il fait bon vivre dans la Péninsule.

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Photo de George Bullock sur Unsplash
Écrit par Lepetitjournal Milan
Publié le 9 mars 2026

Direction les Pouilles.  Pour la troisième année consécutive, Bari arrive en tête de l'indice climatique du Sole 24 Ore, qui mesure les territoires les plus agréables à vivre en Italie.

Alors que le changement climatique vient perturber le quotidien entre inondations, tempêtes et pics de chaleur anormaux, le classement sur le climat dresse un tableau du bien-être des villes offrant les meilleures conditions météorologiques selon des données moyennes relevées au cours de la décennie 2015-2025.

 

Les villes côtières en tête

Plusieurs localités de la côte adriatique talonnent la capitale des Pouilles, comme Barletta-Andria-Trani (en deuxième position), Pescara, Ancône et Chieti.

Parmi les dix premières places, on trouve principalement d’autres villes côtières - dont Livourne, Trieste et Imperia -, mais aussi certaines villes situées en altitude (Pesaro et Urbino).

Des villes au climat difficile

En dernière position, on trouve la ville de Carbonia (sud de la Sardaigne), parmi les plus touchées par les pics de chaleur extrême, l'indice de chaleur et l'humidité relative. La ville sarde est précédée par Terni (Ombrie), Belluno (Vénétie) et Caserte (Campanie).

Belluno arrive notamment dernière dans trois des quinze indicateurs. Elle compte le moins d'heures d'ensoleillement par jour (6,8 en moyenne contre 9,2 pour Agrigente en Sicile, la plus ensoleillée) ; elle enregistre le plus grand nombre moyen de jours froids par an et est également pénalisée par l'humidité relative, avec pas moins de 263 jours par an hors de la zone de confort climatique (humidité inférieure à 30 % ou supérieure à 70 %). La ville vénitienne enregistre néanmoins un faible nombre de nuits tropicales (seulement 15) où la température dépasse les 20 degrés.

Terni, en revanche, est pénalisée par les pires performances en matière de vagues de chaleur et de pics de chaleur extrême.

 

Comment vit-on dans les grandes villes en Italie

Deux grandes villes du Nord seulement figurent dans la première moitié du classement, dominé par le Sud de la Botte : Bari (1e), Trieste (8e), Venise (15e), Naples (24e), Reggio Calabria (29e), Cagliari (33e) et Rome (37e). Quatre villes sont reléguées dans la seconde moitié du classement : Milan (71e), Bologne (72e), Florence (78e) et Turin (90e).

Et parmi les 30 dernières places, où l'on observe les pires conditions météorologiques, on trouve toutes les villes du nord - en particulier celles situées dans la plaine du Pô -, à l'exception de six capitales régionales du sud et cinq du centre.

À Turin en particulier, on observe la pire circulation de l'air, avec 162 périodes d'air stagnant par an (au moins 4 jours avec des précipitations < 1 mm par jour).

Milan souffre particulièrement de nuits tropicales (températures supérieures à 20 degrés) et se classe 72e sur 107 pour le nombre de jours de pluie, tandis que Rome est 37e. Mais c’est à Côme et Varèse que l’indice de pluviométrie est le plus élevé.

Les villes en proie au changement climatique

Pluies torrentielles, chaleur torride et rafales de vent : les événements extrêmes se multiplient en Italie.

De Milan à Enna, les territoires sont confrontés à de nouveaux problèmes liés au changement climatique. Parmi eux, la chaleur anormale.

Les données du portail de prévisions météorologiques 3bmeteo révèlent une tendance bien définie : la température moyenne annuelle en Italie a augmenté de 1,8 °C au cours des 15 dernières années. Le nord de la Péninsule connaît le réchauffement le plus marqué, avec une hausse moyenne de 2,3 degrés entre 2010 et 2025.

Dans certaines capitales régionales du nord (Varèse, Monza, Lodi, Turin, Cuneo, La Spezia), la température moyenne a augmenté de plus de 3 °C par rapport à 2010. Parmi les grandes villes, le thermomètre a enregistré une augmentation moyenne de 2,84 °C à Bologne au cours des 15 dernières années, de 2,81 °C à Rome, de 2,66 °C à Milan et de 2,15 °C à Florence. Et certaines villes, comme Palerme, ont atteint près de 20 degrés de température moyenne quotidienne enregistrée au cours de la décennie 2015-2025.

La hausse des températures se traduit par d'autres anomalies climatiques qui menacent le bien-être et la santé des personnes : l'augmentation des vagues de chaleur (lorsque la température dépasse 30 degrés pendant au moins trois jours consécutifs) et la fréquence accrue des pics de chaleur extrême (dépassements de 35 degrés ressentis) et des nuits tropicales.

En 2025, quelque 17 vagues de chaleur par an ont été enregistrées en Italie (+5,5 par rapport à 2010), 14 pics de chaleur extrême (soit près de dix événements de plus qu'en 2010) et environ 80 nuits tropicales (23 de plus qu'il y a quinze ans).

La géographie de ces phénomènes est très variée : dans les villes du sud, la chaleur est plus intense, mais l'augmentation des phénomènes au cours de la période considérée a surtout touché le nord.

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