Édition internationale

EXPO - Goya, visionnaire du monde moderne

Écrit par Lepetitjournal Milan
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 13 novembre 2012

Un hommage de Milan à l'Europe à travers la figure d'un de plus grands peintres de l'art moderne. Goya et le monde modern, la nouvelle exposition accueillie dans les salles du Palazzo Reale à Milan jusqu'au 27 juin, célèbre le peintre originaire d'Aragon et son dialogue avec la modernité. A côté de l'autoportrait de Goya il est possible d'admirer  les ?uvres de Delacroix, Klee, Picasso, Kokoschka, Guttuso, Bacon et d'autres encore

Soutenue par la Mairie de Milan et la Sociedad Estatal para la Acción Cultural Exterior de Espagna, l'exposition a été créée à l'occasion du semestre espagnol de la Présidence de l'Union Européenne. Ce ne sont pas six mois mais trois siècles de voyage dans l'histoire de l'art, que nous propose cette exposition. Ce voyage est raconté à travers le regard des plus grands peintres modernes, qui nous offrent leur image de la société, de la vie quotidienne et de la guerre. L'exposition s'organise autour de cinq sections principales : le portrait, la vie de tous les jours, le comique, la violence et le cri.  

Portrait de peintre
Décrire l'âme à travers les traits d'un visage. La première section de l'exposition permet au visiteur de connaître ou reconnaître les traits de plus grands peintres de l'époque moderne, grâce aux célèbres autoportraits de Jacques Louis David et Goya. A coté d'eux, trois femmes offrent leur regard majestueux : La comtesse de Haro de Goya, La femme avec cape de Picasso et l'énigmatique Femme de profil de Soutine.

Le rêve et l'absurde
Le comique, l'onirique et l'absurde comme clefs d'interprétation du monde moderne. Il faut ouvrir les yeux dans l'obscurité et saisir doucement les différentes formes et images qui se condensent autour de nous et qui se transforment par métamorphose. Goya, et avec lui Mirò, Picasso et Dalì, poussent le spectateur à retrouver son désir du regard pour s'interroger sur la réalité autour de lui. Femme et oiseaux de nuit de Mirò, La sorcière et la chauve-souris de Max et encore les cauchemars menaçants des eaux-fortes de Goya suggèrent au visiteur la présence d'un monde caché qui éffleure l'obscurité.

Le cri de la guerre
La souffrance des corps stylisés traversés par une blessure intime dans la sculpture de Giacometti, le visage déformé près à se dissoudre de Bacon, les coulées de peinture comme du sang de Saura : c'est la souffrance, soit de la guerre, soit de la vie, soit de la mort qui devient concrète, tangible, saisissable à travers une mesure humaine sur la toile. Impossible de ne pas s'arrêter devant la cacophonie matérielle de Le killer, critique assassiné par son veuf de Kitaj, qui mélange la couleur rouge avec des morceaux de journal, de livres et des lames de rasoir; et encore les immenses toiles de Saura, comme La grande folle, et de Kiefer, une peinture majestueuse caractérisée par la densité matiériste de la couleur, qui coule comme des cascades sur la toile.

Alessia CASIRAGHI (www.lepetitjournal.com ? Milan) jeudi 8 avril 2010
(photos AC)


PRATIQUE :
A VOIR JUSQU'AU 27 JUIN 2010
Palazzo Reale, Piazza Duomo 12
Horaires et tarifs :
Lundi: 14:30-19:30
Mar-Mer: 9:30-19:30
Jeudi : 9:30-22:30
Ven-Dim: 9:30-19:30
Tarif : 9?/7,50?

lepetitjournal.com Milan
Publié le 8 avril 2010, mis à jour le 13 novembre 2012
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