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Combien gagnent les jeunes diplômés italiens

Par Emmanuelle Révillion | Publié le 26/12/2017 à 17:53 | Mis à jour le 15/01/2018 à 21:25
Photo : L’obtention d’un doctorat est peu valorisé au niveau salarial en Italie / Pixabay
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Les jeunes diplômés italiens apparaissent moins payés que leurs collègues européens et l’allongement des études se veut peu valorisé dans le Belpaese.  

En Italie, les jeunes travailleurs sont moins bien payés que la plupart de leurs voisins européens. C’est ce qu’annonce le cabinet de conseil international Willis Towers Watson. Aussi, après l’obtention d’un master, les diplômés italwiens gagnent en moyenne chaque année 4.700€ brut de moins que leurs collègues français, allemands, irlandais, hollandais, espagnols, suédois et anglais.

Plus précisément, les jeunes travailleurs du Belpaese peuvent espérer toucher un salaire compris entre 21.000 et 24.000€ brut par an à la fin du secondaire. Dans le supérieur, une licence leur permet de recevoir entre 23.000 et 26.000€ brut. Un master déplace cette fourchette entre 26.000 et 29.000€ brut. Bien moins par exemple qu’un diplômé de licence allemand : celui-ci peut espérer un revenu annuel de 34.000 à 40.000€ brut.


Les études supérieures : un investissement peu rentable

À la différence de la plupart de leurs voisins européens, les étudiants italiens n’ont pas un bénéfice significatif à allonger leurs études. En effet, l’obtention d’un doctorat ou encore d’un MBA n’est que peu valorisé. Aussi, détenir ces diplômes ne permettraient qu’une hausse de 1.142€ brut en moyenne chaque année par rapport au revenu d’un jeune diplômé de licence. En France, c’est en moyenne 5.578€ brut de plus qui sont touchés et 10.678€ en Allemagne.

Selon un article de Il Sole 24 Ore, cette divergence salariale ne serait pas seulement liée à une différence du coût de la vie entre l’Italie et ses voisins européens. Elle s’expliquerait en partie par un marché du travail instable, caractérisé par des contrats à mi-temps ou à durée déterminée, et dans lequel il est difficile de s’insérer. Un autre argument pourrait être celui d’une croissance de la productivité italienne particulièrement lente, non sans influence sur l’évolution des salaires.

Une constatation qui fait écho à la fuite des cerveaux que rencontre le Belpaese. Aussi, selon le dernier rapport « Les italiens dans le monde » de la fondation Migrantes, 48.600 jeunes âgésentre 18 et 34 ans ont fait leur valise en 2016.

 

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