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Les étudiants peuvent-ils toujours partir en Erasmus malgré la crise ?

Par Aurélie Billecard | Publié le 14/02/2021 à 17:45 | Mis à jour le 17/02/2021 à 11:36
Erasmus covid

Face à la crise sanitaire, la mobilité internationale étudiante a été affectée. Des Erasmus annulés ou reportés, des cours par visio-conférence, les jeunes élèves en études supérieures sont en plein désarroi. Cependant, une grande question reste en suspens : pourront-ils partir à l’étranger cette année ?

 

La crise de la covid-19 a radicalement modifié l’expérience Erasmus. Depuis mars 2020, le séjour à l’étranger des étudiants s'est transformé en cours en ligne ou a été brutalement interrompu. Pour certains, cette année scolaire était leur dernière occasion de profiter du programme. Néanmoins, auront-ils la possibilité de partir dans les prochains mois ?

 

Des échanges Erasmus annulés en 2020

À l’arrivée de la crise sanitaire, le monde a fermé ses portes. Avec les frontières et les structures d’accueil cadenassées, le programme Erasmus a été annulé pour la majorité des étudiants. C’est notamment le cas de Julie, étudiante en droit en troisième année à la faculté Panthéon Sorbonne : « Je devais partir à Ottawa au Canada pour un ‘échange bilatéral’. En mars - avril 2020, il a été reporté au second semestre de L3, puis annulé en septembre 2020. J’attendais beaucoup de mon échange. Je voulais découvrir un nouveau mode de vie, de nouvelles personnes et des matières différentes. Je suis extrêmement déçue de voir partir cette opportunité, mais j’accepte le fait que ce soit, sans doute, la meilleure solution vu le contexte sanitaire ».

Même si les mobilités internationales sont largement compromises en 2021, les Erasmus ont été à nouveau autorisés en Europe à partir du 22 juin. Malgré cette permission, le report du voyage semble être la meilleure décision. Pour Julie, « l’université n’avait pas fermé ses portes aux étudiants, mais les cours étaient uniquement dispensés en ligne. J’ai refusé de les suivre à distance notamment à cause du décalage horaire et car je voulais découvrir la vie canadienne ». Dans un sondage de la Commission européenne, 55% des étudiants préfèrent reporter ou annuler leur séjour face à la pandémie.

 

Quelques exceptions subsistent 

Même si la majorité des séjours ont été interrompus, quelques exceptions subsistent. Pour Clément, élève en troisième année à l’IUT de Sceaux, son séjour de mobilité internationale à l'Université de Wolverhampton en Angleterre n’a ni été annulé ni reporté. Mais avec la covid-19, il avait « uniquement des cours en ligne. J’ai donc préféré retrouver ma famille en France, mais je ne sais pas encore quand je pourrais y retourner. C’est très décevant de passer à côté d'une si belle expérience ». Étudiant en Angleterre, Clément subit en outre l’impact du Brexit : « si nous voulons y rester plus de six mois à partir de janvier 2021, il faut faire une demande de visa. Comme mon échange se termine avant, je ne me retrouve pas dans ce cas. Mais je dois faire les démarches pour la mutuelle et pour l’assurance afin d’être couvert lorsque je retournerais au Royaume-Uni. Bien évidemment, ce semestre est le dernier pour les échanges Erasmus en Angleterre ».

D’autres élèves ont l’occasion de commencer leur programme Erasmus dans quelques semaines. C’est notamment le cas d’Arthur, étudiant à Sup de Pub. Malgré la pandémie, il a opté pour le Portugal pour le mois de février, même s’il sait que « ce n’est pas la meilleure période pour partir ». Cependant, comparé à d’autres universités, « à peu près 70% des cours seront assurés en présentiel. Mais si la situation se dégrade, l’université nous fera une semaine sur deux de cours en ligne. Je suis rassuré de pouvoir faire cet échange malgré la covid-19, même si je serai soumis à des restrictions sanitaires ».

 

Sera-t-il possible de partir en Erasmus ces prochains mois ?

Les élèves en études supérieures se demandent tous s’il sera possible de partir à l’étranger l’année prochaine. Cependant, la réponse reste en suspens puisque cela dépendra de la situation sanitaire dans quelques mois. Pour le moment, les jeunes demandeurs peuvent toujours se rendre dans quelques pays, comme en témoigne Mathyda, étudiante à ICART : « La Finlande est assez laxiste sur la crise, car ils ont peu de cas. J'ai des ‘workshops’ en présentiel et des cours en ligne. La vie du pays n’est pas interrompue : nous pouvons toujours profiter des restaurants et des cafés et donc de rencontrer des étudiants internationaux ». Les frontières de nombreux pays sont encore ouvertes , à charge pour les voyageurs de respecter les consignes sanitaires : effectuer un test PCR 72 heures avant le départ, respecter le couvre-feu s’il est instauré. Néanmoins, les restrictions viennent ternir l’idée que les jeunes se faisaient d’un échange universitaire : « Les rassemblements sont limités à dix personnes, nous devons obligatoirement porter les masques dans les espaces clos sous peine d’avoir une amende et bien sûr respecter les gestes barrières. Malgré toutes ces limitations, il faut essayer de profiter de cette expérience car je n’en aurai plus l’occasion l’année prochaine  », explique Mathyda. Si vous souhaitez partir étudier à l’étranger, vérifiez quelles destinations sont possibles et sous quelles modalités.

 

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Aurélie Billecard

Étudiante en management culturel et journalisme, fille d’expatriés en Asie et en Europe pendant une dizaine d’années, elle a rejoint l’équipe de la rédaction internationale.
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