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Un hôpital cambodgien réfute avoir été le siège d’une opération de trafic d’organes

12 personnes ont été interpellées par la police indonésienne pour avoir participé à des trafics d’organes à Phnom Penh. Une affabulation pour l’hôpital qui aurait activement participé aux opérations. C’est dans l’enceinte de l’hôpital public de la capitale cambodgienne Preah Ket Mealea que 122 personnes se seraient fait retirer de façon illégale un organe.

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Écrit par Lepetitjournal Cambodge
Publié le 28 juillet 2023, mis à jour le 1 août 2023

L'Associated Press rapporte que 12 personnes ont été arrêtées le 19 juillet dernier par les autorités de polices indonésiennes. Il leur est reproché d’avoir participé à un vaste trafic. Parmi eux, se trouvent un officier de police et un agent chargé de l’immigration à Bali. L’un des suspects est accusé d’avoir volontairement envoyé les victimes à l'hôpital Preah Ket Mealea de Phnom Penh pour y subir un prélèvement de rein.

Selon le major-général Khieng Vuthy, chef adjoint de l'hôpital, cité par le Khmer Times, ces allégations sont fausses. «  Il n'y a pas de vente de greffe de rein ni de commerce illégal d'organes à l'hôpital Preah Ket Mealea de Phnom Penh » soutient-il. Khieng Vuthy dément ainsi l’information relayée par les médias étrangers, notamment indonésiens,  de l’implication directe de l’hôpital dans ce trafic.

Selon Hengki Haryadi, le directeur de la section criminelle de la police de Jakarta, ces arrestations traduisent  le mal-être socio-économiques des indonésiens après la crise sanitaire. « Les victimes sont pour la plupart des ouvriers, des enseignants voire des cadres qui ont perdu leur travail durant la pandémie, et ont été contraints de vendre leur organe ». Il a poursuivi en pointant l’ampleur du problème du trafic d’organes, qui se chiffrerait depuis 2019 à près de 1.6 millions de dollars. A chaque victime, il était promis le montant de 9 000 dollars, somme importante pour ces personnes en situation précaire.

Hengki Haryadi, a également profité de ce temps de parole pour préciser que les autorités de police indonésienne étaient à la recherche d’autres témoignages pouvant être utiles à l’enquête. 

Dès 1987, l’Organisation Mondiale de la Santé a interdit le commerce d’organes, ce qui a conduit de nombreux pays à se réformer. Global Financial Integrity a néanmoins estimé dans un rapport de 2017 que 10%  des greffes d’organes n’étaient pas légales, mais étaient issues du trafic illégal

 

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