En 30 ans, AGRISUD a sorti 34.000 Cambodgiens de la pauvreté

Par Lepetitjournal Cambodge | Publié le 23/11/2022 à 03:56 | Mis à jour le 23/11/2022 à 14:25
Photo : Agrisud
Agrisud, piscicukture

Créée en 1992, Agrisud International est une ONG française née de l’envie de sortir de la précarité les familles les plus démunies. Dès le départ, elle a misé sur l’entrepreneuriat et le secteur agricole pour réaliser sa vocation. Implantée au Cambodge depuis 1995, elle y mène plusieurs projets répondant aux enjeux d’agriculture et d’alimentation durable. 

Agrisud au Cambodge c’est : 34 200 personnes sorties de la pauvreté.

 

De Pursat à Takeo, plus de 7 600 TPE agricoles accompagnées

En permettant à des hommes et à des femmes de développer leurs activités agricoles, Agrisud apporte des solutions pour résoudre la précarité alimentaire et financière. La création de très petites entreprises (TPE) agricoles familiales,  leur permet de générer des activités économiques, créatrices d’emplois et de valeur ajoutée en répondant aux besoins des marchés : produits locaux pour des marchés locaux, réduction des importations.

La méthode adoptée repose en particulier sur une connaissance fine des marchés et des filières concernées, et sur un processus de professionnalisation et d’accompagnement des personnes pour une montée en compétences progressive permettant de sécuriser les productions puis de les développer.

Chek Chanty, agricultrice à Siem Reap, témoigne :

« J’ai rejoint le programme d’Agrisud International fin 2012 dans le but de développer les activités de maraîchage et d’élevage […] Le projet m’a apporté, grâce à des formations, la technique dont j’avais besoin. Aujourd’hui, l’agriculture constitue ma principale source de revenus. Mon quotidien s’est amélioré. J’ai pu construire ma maison et investir dans du matériel agricole. »

femme avec du riz agrisud
Agrisud

 

Une agriculture performante, résiliente et une alimentation saine

La démarche d’Agrisud est délibérément agro-écologique. Elle privilégie des pratiques qui permettent de concilier productivité et gestion durable des ressources naturelles. Elle offre également une meilleure résilience aux risques climatiques et économiques, et des produits sains pour les populations.

Le Cambodge connaît de plus en plus d’évènements climatiques sévères et les dérèglements saisonniers (retards des pluies ou violentes précipitations avec alternance de périodes de sécheresse) bouleversent les systèmes agricoles. C’est pourquoi il est primordial de changer les pratiques pour s’adapter à ces nouvelles contraintes et maintenir un niveau de production suffisant.

Picheth Seng, représentant d’Agrisud au Cambodge, explique :

« La pandémie de Covid-19 a également révélé la vulnérabilité des systèmes alimentaires. La fermeture des frontières a restreint les importations provenant des pays voisins ce qui a limité la disponibilité en produits agricoles car l’offre locale n’est pas suffisante. Développer des filières locales basées sur les principes de l’agro-écologie comme Agrisud le fait dans la Province de Siem Reap, permet d’assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations. »

 

Des partenariats multiples pour répondre aux enjeux agricoles et alimentaires du  Cambodge

Les enjeux agricoles et alimentaires au Cambodge sont nombreux. Cependant, il ne s’agit pas de développer n’importe quelle agriculture. Elle doit répondre aux besoins des populations tout en préservant les ressources naturelles.

C’est exactement ce qu’Agrisud fait sur le terrain et c’est ce que l’ONG continuera à faire avec ses partenaires français et cambodgiens pour développer des systèmes agricoles et alimentaires durables.

A titre d’exemple, le projet IADA mené dans la Province de Siem Reap s’inscrit dans le cadre d’un accord de coopération décentralisée signé depuis mars 2013 avec le Département des Hauts-de-Seine. Il est également co-financé par l’Agence Française de Développement.

Cette dynamique multi-acteurs mise en place permet de renforcer l’autonomie alimentaire et la résilience du territoire de la Province. Concrètement, les services provinciaux de l'Agriculture (DPA), du Développement Rural (DPDR) du Commerce (DPC) et de l’Environnement (DPE) sont largement mobilisés ainsi que les communes.

Autre exemple, le projet PROFERTIL qui développe une filière de valorisation des boues de vidange pour améliorer l’hygiène publique et produire des fertilisants organiques fait également intervenir plusieurs acteurs du territoire de Siem Reap. Il est cofinancé par plusieurs organismes publics français (l'AIMF, l'Agence de l'Eau Seine-Normandie et le SIAAP).

 

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Raphael Ferry

Rédacteur en chef de l'édition Cambodge.

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