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GILETS JAUNES - Ce qu'on en pense à l'étranger

Par Lepetitjournal.com International | Publié le 11/12/2018 à 18:08 | Mis à jour le 12/12/2018 à 10:42
Gilets-Jaunes étranger

Partout dans le monde, les médias ont relayé la colère des Gilets Jaunes français. Avec empathie dans la plupart des cas, d'autant que le problème de la répartition des richesses préoccupe bien au-delà de nos frontières. Avec morgue voire un esprit de revanche envers le président Macron aussi parfois. Les éditions du petitjournal.com décryptent pour vous cet évènement vu de l'étranger. 


Les « gilets jaunes » arrivent en Italie 

En Italie, la presse fait l'analogie entre ce mouvement et celui des « fourches » (forconi) qui avait vu le jour, également sur les réseaux sociaux. Les protestataires bloquaient les routes pour dénoncer les taxes, l’austérité, le coût de la vie, le chômage ou encore la « caste des élites ». Un mouvement de masse qui n’était ni lié aux syndicats, ni aux partis politiques mais qui s’était effondré au bout d’une semaine de mobilisation seulement, faute de leaders suffisamment organisés. En savoir plus sur notre édition de Milan. L'occasion également de comprendre en quoi les Gilets Jaunes diffèrent du Mouvement 5 Etoiles, né et grandi autour d’un personnage charismatique, Beppe Grillo, aujourd’hui en retrait.


Les Allemands sortent-ils leurs gilets jaunes en soutien à la France ?

Quelques manifestants allemands hostile au pacte sur les migrations ont arboré un gilet jaune à Berlin. Toutefois, pour le sociologue Dieter Rucht, interviewé par Der Tagesspiegel, il est peu probable que cette contestation se propage sur le territoire allemand. En savoir plus sur notre édition de Hambourg.

Pour quelques Allemands interrogés, “La France est un pays où les gens manifestent facilement et pas toujours pour les bonnes raisons”. Voir sur ce sujet notre article de notre édition de Francfort : Vu d’Allemagne – Les gilets jaunes, entre chaos et incompréhension

Pour le quotidien espagnol El Mundo, Emmanuel Macron lors de son allucution étáit "solennel, direct, humble." "Il a joué ce qui reste de son mandat en 13 minutes. Et il l'a fait avec des excuses, des mesures, c'est-à-dire de l'argent et du dialogue."

GILETS JAUNES – Analyse de la presse polonaise

« La France attend la réaction du Président affaibli, même si il n’a pas grand-chose à proposer ». Pour le journaliste du journal polonais Rzeczpospolita, les technocrates du gouvernement, le président lui-même et son entourage, sont déconnectés de la réalité mais il voit la nécessité de continuation des réformes et de la modernisation de la France. En savoir plus sur notre édition de Varsovie.

Lire aussi, l'analyse d’Emmanuel Rivière, directeur de Kantar Public France, leader mondial en matière d'études de l’opinion publique.

 

GILETS JAUNES - Qu’en pense-t-on au Chili ? 

“Va te faire foutre Macron”. Tagué sur l’arc de Triomphe lors du second week-end d’émeutes qui a secoué les Champs-Elysées, ce graffiti, comme cette vague de protestation, le gouvernement français l’aurait bien mérité. “Macron a fait la sourde oreille et (les manifestations) ne vont que s’empirer à l’avenir.” “Voilà ce qu’il se passe quand les gouvernements tournent le dos à leur peuple” peut-on lire ci et là. Lire l'ensemble des réactions au Chili sur notre édition de Santiago.

 

Paris demande à Trump de ne pas se mêler de politique intérieure française

Donald Trump a parlé samedi dernier d'un "jour très triste" à Paris après une nouvelle manifestation des gilets jaunes - des Français modestes mobilisés contre la politique d'Emmanuel Macron - émaillée de violences, et a appelé à mettre fin à l'accord sur le climat signé à Paris fin 2015. "Manifestations et émeutes partout en France", a-t-il tweeté. Les manifestants "scandent 'Nous voulons Trump'. J'adore la France", a-t-il également écrit.

Le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Bihan, a contesté que de tels propos en faveur de Donald Trump aient été tenus et a demandé au Président américain de ne pas se mêler de politique intérieure française. 

Le ministre français des Affaires étrangères a aussi égratigné l'homme fort du gouvernement italien, le ministre de l'Intérieur Matteo Salvini, qui critique régulièrement Emmanuel Macron. "J'entends bien les rodomontades de M. Salvini (..) Je lui laisse ses propos et ses déclarations péremptoires", a dit Jean-Yves Le Drian. "Il est (aussi) en ce moment devant des difficultés, des manifestations de plusieurs dizaines de milliers de personnes sur le projet (ferroviaire) Lyon-Turin. A chacun ses difficultés, respectons chacun", a-t-il ajouté.

Un langage diplomatique que n'a pas utilisé le député LREM des Français de l'étranger (Suisse), Joachim Son-Forget, qui semble avoir carrément pété les plombs ! "Donald le gâteux est atteint d'incontinence cérébrale... comme un “gâteux” souffre d’incontinence d'urine voire de matières fécales et “gâte” ses draps. DON’T INSULT MY COUNTRY DOTARD.", a-t-il twitté. A lire ici : Quand le député des Français de Suisse se lâche sur Trump (ou dérape?)

Sur Bloomberg, on ironise après la déclaration solennelle à la Nation du président Macron lundi soir, en titrant "Macron met son gilet jaune" . "Cela aurait été une tâche digne de Zeus de répondre à chaque demande du mouvement de protestation nébuleux mais violent qui a pris le gouvernement par surprise." explique l'éditorialiste. "Une hausse du salaire minimum et un bonus de Noël vont peut-être apaiser la violence de certains gilets jaunes, mais cela ne fera pas du bien à la réputation de Macron, en tant que réformateur et bon Européen." 

Sur la BBC, l'analyste Hugh Schofield fait ce constat : "Quatre semaines après avoir posté leurs premières vidéos sur Facebook, les Gilets Jaunes ont forcé le gouvernement à réorienter totalement sa politiques sociale et économique. Et ce, sans même faire une liste de revendications formelle".

4 Commentaire (s)Réagir
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Marcel Depart mer 12/12/2018 - 01:44

Socialisme a ses limites. Le socialisme Français est arrivé en fin de course. Un nouveau model doit prendre le Relay. Il faut simplement que la non-violence règne. La seule solution acceptable !

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Kriss mer 12/12/2018 - 19:51

La question est effectivement d’éviter la violence ! Oui à condition de déjà savoir objectivement la positionner ! Or comme d’hab. à notre époque on a la manie de vouloir régler les conséquences sans régler les causes ! La misère est une violence plus pernicieuse et bien plus grave que quelques pavés dans une vitrine, l’une est la cause et l’autre la conséquence! Certes,l’une comme l’autre sont répréhensibles sur le principe mais comparativement l’une est inadmissiblement humainement énorme et l’autre inadmissiblement matériellement dérisoire ! Aujourd’hui nous sommes loin d’avoir à discuter d’un quelconque petit socialisme quand ce sont les droits fondamentaux de l’être humain qui sont à repenser ! Nous ne sommes plus du tout sur le même niveau que la rigolade gauchiste de Mai 68 mais le chamboulement complet du Peuple de 1789! Peut-être pire encore! Ne pas vouloir le voir est une énorme violence faite à l’intelligence et nos technocrates éduqués masters dictateurs ne semblent pas avoir cette intelligence d'analyse parce qu'ils n'ont pas été formés pour l'avoir! De la viendra alors encore plus de violence car ils ne savent pas même de quoi il s'agit ni dans les causes et moins encore dans les conséquences!

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Ajc sam 16/02/2019 - 23:50

Bonsoir expat mag Bravo pour vôtre analyse et vôtre clair voyance ( tout est dit!)....je suis sur exactement sur le même constat ... les époques passent ....et les cycles se répètent ...... les l'oligarchies dirigeantes meurent de leurs excès à spolier (et ou) brimer son peuple......parfois douloureusement mais tjrs le peuple reprends son destin. NI MENTOR , NI MAÎTRE !

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Big Mata dim 27/01/2019 - 01:36

Exacte description de ce qui se passe. Les actes des gilets jaunes ont tout de même bloqué les routes de gens qui sont dans leur cas, de même que les grèves bloquent toujours le bon déroulement des services divers à destination des gens comme vous et moi. Alors plutôt que d'entraver la vie du peuple c'est à dire eux-mêmes, faire la grève de la consommation (du moins pour le superflu et le "trop chimique") serait sans aucun doute une entrave à ceux qui méprisent le peuple et le vole.

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