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À Rome, une nouvelle manifestation contre la mairesse Raggi ce samedi

Par Élio Bono | Publié le 23/10/2019 à 07:47 | Mis à jour le 23/10/2019 à 11:47
Photo : L'an dernier, une manifestation avait été organisée devant la mairie de Rome.
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Il y a un an jour pour jour, un grand rassemblement était organisé par le collectif Tutti per Roma. Roma per tutti dans le but de dénoncer la mauvaise gestion des services publics par l’administration de la mairesse Virginia Raggi.

Cette manifestation de grande ampleur avait réuni plusieurs milliers de personnes, et le collectif à l’origine de l’action pensait que cet engouement allait faire office de moyen de pression sur les pouvoirs publics. Force est de constater que tout ne s’est pas passé comme prévu, puisqu’un nouveau rassemblement est programmé ce samedi 26 octobre.

Il s’organisera sous la forme d’une marche le long du Tibre, à partir de 11 heures et avec pour point de départ le Ponte Sant’Angelo.

Au cours de cette manifestation, les membres du collectif et autres sympathisants se réuniront pour s’opposer à la politique de gestion globale de Mme Raggi, (Mouvement 5 Étoiles, élue en juin 2016). « Nous lui reprochons d’avoir complètement abandonné la ville », assure Martina Cardelli, l’une des principales organisatrices de l’évènement. À l’heure d’énumérer les torts reprochés à la mairesse, l’activiste ne mâche pas ses mots : « incompétence », « peur de prendre des décisions », « arrogance » et « manque de vision pour le futur » sont notamment évoqués.

« Plus rien ne s'est passé »

Surtout, cette dernière semble marquée par le manque de considération de l’édile suite à la première manifestation. « Nous avons été reçus par la mairesse, mais il s’agissait d’un acte dû plutôt que d’une réelle volonté de dialogue. Elle nous a écouté, mais ensuite plus rien ne s’est passé. Elle avait promis de faire un tour avec nous des problèmes de la ville, mais malgré nos relances ça n’a pas eu lieu », indique-t-elle.

Plus qu’un simple mouvement de protestation, Tutti per Roma. Roma per tutti apporte de nombreuses solutions pour faire face aux problèmes structurels que Virginia Raggi n’arrive pas à résoudre. Ainsi, au mois de juin, le collectif a présenté ses sept propositions à ce sujet, sous la forme de hashtags : la lutte pour la propreté en ville, la modernisation des transports publics, la réorganisation spatiale de l’espace urbain romain, le développement de centres de recherche scientifique, l’entretien des espaces verts, la sauvegarde du patrimoine culturel de la ville et le rapprochement des liens entre les citoyens et les services municipaux sont autant de combats menés au quotidien par les militants de Tutti per Roma. Roma per tutti.

Ces mesures, concrètes et diversifiées, pourraient presque faire office de programme politique en vue des élections municipales de 2020. Mais Martina Cardelli ne partage visiblement pas cette ambition, et refuse pour le moment d’évoquer toute participation au scrutin : « Ce n’est pas notre priorité. Si nous trouvons une liste ou un candidat qui nous conviennent, nous leur apportons notre soutien ». Pour l’heure, cette quête du candidat parfait semble pour le moment vaine, et alors même de nombreux partis ont tenté de récupérer le mouvement l’an passé – « nous avons résisté », lance Martina Cardelli.  Il faut dire qu’une manifestation à laquelle prennent part plus de 20 000 personnes ne passe pas vraiment inaperçu à Rome.

Moins nombreux

Ils seront cependant moins nombreux le 26 octobre, de l’aveu même de la militante : « C’est impossible [que l’on soit aussi nombreux]. Cela avait vraiment été exceptionnel l’an dernier, car c’était la première manifestation contre Raggi, cela avait sonné un réveil ». Tutti per Roma. Roma per tutti, qui a clairement ancré son action à gauche ces derniers mois, ne renonce pourtant pas à son combat, et ne fait pas du nombre de participants sa priorité : « Attirer ne serait-ce qu’un quart des gens présents l’an dernier (environ 5 000 personnes, NDLR), ce serait déjà un succès », conclut Martina Cardelli.

Pour plus d'informations, consultez la page Facebook de Tutti per Roma.Roma per tutti.

 

Photo

Élio Bono

Originaire du Sud-Ouest de la France, Elio est étudiant à Rome pour l’année scolaire 2019-2020. Il est passionné par l’Italie, le sport, la politique et le monde hispanophone.
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