

Dimanche 10 mars, 1.222 conducteurs ont été verbalisés au terme de la journée sans voitures ("Domenica Ecologica"). Mise en place pour la troisième fois depuis novembre 2011, cette mesure interdit aux véhicules les plus polluants de circuler dans le centre de la capitale ("Fascia verde") de 8h30 à 17h30. En dépit de la gêne occasionnée, les Romains ont davantage respecté la disposition puisque 35% des véhicules ont reçu une amende contre 44% l'an passé. Les motocyclistes et cyclomoteurs en infraction ont également diminué de 7% à 4% en un an selon la Police locale romaine qui a dépêché plus de 100 agents en patrouille.
Visant à réduire le taux de pollution de Rome, l'une des villes européennes les plus embouteillées, la journée "Tous à pied" a divisé la classe politique. La section du Pd de Rome a ainsi déclaré : "Cette journée sans voiture est un flop. Sur Facebook, Twitter et ailleurs sont relatés les très nombreux cas de voitures en circulation en dépit des interdictions, des contrôles insuffisants et surtout du manque croissant de moyens de transport." L'actuel maire, Gianni Alemanno, est la principale cible des contestations de l'opposition. Plus qu'un affrontement acerbe entre la droite et la gauche locale, cette initiative écologique a cristallisé les tensions des élus à l'approche des municipales.
Martin CANGELOSI (www.lepetitjournal.com/rome) - Mardi 12 mars 2013
Crédits photos : Jensbn, Wikimedia Commons

































