
Celui qui a été, de 1979 à 1982, le directeur du Festival de Venise, s'en est allé laissant un seul message à ses enfants : "Je retire la clé", a-t-il pris le temps d'écrire avant de se tuer. Samedi, lors d'une interview au Tg2, le fils du réalisateur a tenu à rappeler que "dans un pays civilisé, chacun devrait pouvoir choisir de mourir [quand il le souhaite]" assurant que, pour son père, le suicide fut l'unique euthanasie possible.
Crédits photos : Carlo Lizzani lors d'un tournage dans les années 1960, en.unifrance.org
"La mort de Carlo Lizzani m'attriste énormément. Pendant des années, une réelle amitié m'a lié à cet homme qui a tant donné au cinéma, à la culture et au développement démocratique de notre pays". Ainsi, le président de la République, Giorgio Napolitano, s'est exprimé dans une lettre adressée à la famille du réalisateur le jour de sa disparition. En effet, Carlo Lizzani laisse un bel héritage cinématographique à la Péninsule. Cronache di poveri amanti (1954), Il processo di Verona (1963), Banditi a Milano (1968) feront assurément partie de l'anthologie de celui qui a fait l'Histoire du cinéma italien.
S.L (Lepetitjournal.com de Rome) - lundi 7 octobre 2013

































