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FRANCE - ITALIE – 10 différences fondamentales

Par Lepetitjournal Milan | Publié le 08/09/2015 à 22:30 | Mis à jour le 08/09/2015 à 17:04

Un café ou un caffè ? Un plat ou un secondo ? Apéro ou aperitivo ? Vivre en Italie, c'est aussi s'adapter à ces petites choses qui sont différentes par rapport à la France. Vous ne comprenez pas encore l'utilité du bidet ? Après un séjour dans la Botte, vous saurez ! La rédaction a relevé 10 différences notables entre la France et l'Italie.

1- Un caffè per favore

Lorsque l'on évoque les différences entre les Italiens et les Français, l'une des premières choses qui nous vient à l'esprit est bien entendu le sacro-saint café. Règle n° 1 : il se prend au bar. Vous pouvez vous asseoir mais vous verrez qu'il est plus aisé de vous accouder au comptoir. Règle n°2 : inutile pour les Français de commander un très grand café ou un café crème à la parisienne. Ici, le café est ristretto : court, puissant et très serré. Mais rien ne vous empêche de commander un cappuccio si vous êtes adepte du lait. Quant à l'espresso classique, frustré les premiers temps par sa petite contenance, vous allez vite vous y habituer et vous réveiller.

2- Bidet or not bidet ? 

Voici un paradoxe que les Italiens ont du mal à comprendre. Invention française du XVIIIe siècle, il est aujourd'hui boudé. Si cet objet est obsolète dans l'Hexagone, il est très convoité dans la Péninsule. En France, le bidet est niché dans les vieilles salles de bain de nos grands-parents. Un peu désuet et de couleur délavée, il est complètement délaissé. A l'inverse, il fait partie des codes d'hygiène de nos amis italiens qui ne peuvent s'en passer et semblent un peu perdus lorsqu'ils visitent notre cher pays. Après un passage aux toilettes, l'étape du bidet est obligée. Le gel intime à côté, il s'agit de se laver.

3- Un primo ou un secondo ?

En France, le repas classique s'articule de la manière suivante : entrée-plat-dessert. En Italie, c'est un peu plus compliqué. L'antipasto est aux Italiens ce que l'entrée est aux Français : une mise en bouche. Ensuite, les choses se gâtent ! Il est généralement coutume de commencer par un premier plat (Il primo piatto), généralement un plat de pâtes ou un risotto, parce que les pâtes se doivent d'être mises en valeur et non servies en vulgaire accompagnement comme dans les brasseries françaises ! Puis arrive le second plat (il secondo piatto). Plus consistant, il s'agit de servir une viande ou un poisson, avec ou sans garniture. Quant au dessert, la gourmandise est de mise des deux côtés des Alpes !

4- L'aperitivo

C'est l'heure de l'apéro ! Pour les Français, c'est une bière avec des cacahuètes sur le bar. Il y a aussi tous ces apéros dinatoires très plébiscités depuis quelques années. Canapés, petits fours, cocktails faits maison…l'apéro est un vraiment moment de convivialité, mais en général, on fait ça à la maison. Les Italiens eux ont innové en faisant pratiquement de l'apéritif un véritable repas. Le concept de l'aperitivo est simple, ingénieux et peu coûteux. Il s'agit de prendre un verre facturé entre 5 et 12 euros, selon la ville où vous vous trouvez et le quartier. Après cela vous avez l'embarras du choix. Vous pouvez tant de fois que vous voudrez piocher dans le buffet. Quand on sait qu'une simple planche charcuterie-fromage vous coute minimum 10 euros en France (en plus de votre verre), on se dit qu'on est mieux en Italie ! 

5- Le bureau de tabac pour vous garer et prendre le bus !

En Italie, les transports en commun font partie des sujets sensibles. Très souvent en retard ou parfois même inexistants, ils peuvent nous surprendre voire nous décontenancer. En ce qui concerne le ticket de transport à l'arrêt de bus, inutile de chercher autour de vous une borne automatique. Fautes d'informations, vous ne saurez pas vraiment où chercher. Toutefois, ce ticket se prend au tabac du coin. Le buraliste vous présentera billets de transport ou même tickets à gratter pour vos places de parking. Le système est un peu à l'ancienne certes, mais présente tout de même un certain charme. Si vous n'avez pas prévu de titre de transport, vous pouvez toujours demander au chauffeur; mais pas sûr qu'il accepte de vous en vendre un. Son bon vouloir prévaut ! Conseil : ayez toujours quelques tickets d'avance.

6- Cash vs CB ! 

Depuis la popularisation de la carte bancaire, les Français en sont devenus friands. Le Parisien moyen va même plus loin : il a rarement du cash sur lui. Les chèques sont également encore utilisés en ce qui concerne les services à la personne. En Italie, c'est un peu plus compliqué. Les commerçants ne sont pas toujours munis d'appareils à carte. Bon nombre de commerces n'accepte que les paiements en cash. Si vous souhaitez passer un agréable séjour et ne pas vous confronter à ce problème d'argent, il est préférable que vous retiriez de plus grosses coupures au guichet ! Petite révolution tout de même : la loi oblige depuis peu les commerçants à être équipés de terminaux cartes bancaires pour tout achat dépassant 20 euros. Mais comme chaque révolution, il faut du temps, et le phénomène de la machine qui ne fonctionne pas semble se répandre dans toute la péninsule !

7- La désillusion du hamburger

Quand on parle de hamburger, la première image qui vous vient sûrement à l'esprit est McDonalds. Seulement, si vous commandez un hamburger en Italie, vous allez être surpris. Ce n'est en aucun cas ce sandwich gras en provenance des Etats-Unis célèbre dans le monde entier. Oubliez le pain, la sauce, la salade et tout le tralala ! En Italie, il s'agit, comme on le dit à la française, d'un steak haché de bœuf. Si vous souhaitez un hamburger (terme à la française), demandez un simple burger. C'est subtil mais la différence dans l'assiette est de taille ! 

8- L'essor du ciao !

La France est championne lorsqu'il s'agit d'exprimer des formules de politesse. "Bonjour" ainsi que "salut" ne se destinent pas à tout le monde. Le premier est formel et le second s'utilise lorsque la personne nous est familière. En Italie, c'est un peu la même chose, du moins à la base. Un "buongiorno" vaut pour tout le monde et un "ciao" est sensé être plus familier. Mais voilà, la familiarité semble gagner du terrain en Italie ! Il n'est pas rare de saluer un commerçant ou une personne que l'on ne connaît pas avec un joyeux "ciao" ou sa variante "salve".

9- La mode 

Milan, capitale de la mode et du design. Mais qu'en est-il de Paris ? Connue pour son charme imparable, sa classe et sa distinction, Paris est également la capitale de la mode. Ces deux villes accueillent tous les ans la prestigieuse Fashion Week. Pour autant, les codes vestimentaires ne sont pas les mêmes de part et d'autre des Alpes. Les Italiens sont davantage sur leur 31. Tirés à quatre épingles, la chemise est de mise. Les Italiennes, elles, semblent être fashion victime. Hautes en couleurs que ce soit pour les vêtements ou pour le maquillage, elles se remarquent davantage. Pour les Français, la simplicité prime. Plus classiques et plus sobres, ils présentent un côté plus nonchalant. La sobriété française et particulièrement parisienne n'est pas un concept italien vestimentairement parlant ! Même si à Milan, les looks sont encore soft, plus vous descendrez au sud, plus le côté too much est de mise. Mais ne faites pas trop vos français, ne jugez pas trop vite et partez du principe qu'il s'agit d'une autre façon de s'habiller.

10- Des études à rallonge

Le système scolaire italien est plus long. Contrairement à la France, le Baccalauréat italien (Esame di stato ou maturità) s'obtient après 13 années de formation contre 12 années en France. L'école primaire dure cinq ans dans les deux pays. Mais à partir du collège, rien ne va plus ! En France, c'est quatre années contre trois en Italie. Les Italiens doivent donc choisir leur orientation à l'âge de 14 ans. Au lycée, c'est trois ans d'études en France et cinq en Italie ! Selon la filière choisie (elles sont nombreuses), le lycéen se voit affecté dans tel ou tel lycée. Côté études supérieures, le système italien est plus flexible mais en même temps plus fastidieux. Chaque examen comporte environ quatre sessions de passage. Vous avez alors à peu près un an pour passer votre examen si vous échouez à chaque session. L'important est de vous motiver sinon vous n'êtes pas prêts d'être diplômé !

Mathilde Tricot (Lepetitjournal.com de Milan) – mercredi 9 septembre 2015

Crédit photo : Corbis LD

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