De la tension dans l’air : 200 vols annulés à cause d’une grève nationale en Italie

Par Lepetitjournal Milan | Publié le 18/07/2022 à 17:44 | Mis à jour le 18/07/2022 à 17:50
tableau d'affichage dans un aéroport

Ce dimanche, plusieurs compagnies low-cost et un groupe de contrôle aérien ont suspendu de nombreux départs à travers l’Italie. Les retombées économiques sont estimées à plus de 5 milliards d’euros.

 

Un dimanche après-midi ombrageux pour les voyageurs italiens. Les contrôleurs du groupe de navigation aérienne civile, l’ENAV, mais aussi les employés des compagnies low cost Ryanair, EasyJet, Volotea, Malta Air et Crewlink ont lancé une grève nationale. De 14h à 18h, plus de 200 vols au départ de Milan, Rome, Padoue et Brindisi ont été annulés. Cette mobilisation a eu un impact global qui ne se limite pas aux voyageurs. En effet, ce bouleversement du trafic intervient dans l’un des week-ends les plus importants de l’été. Le chiffre d’affaires des agences de voyage, des centres de loisirs ou même des compagnies de séjour d’études prend forme et se planifie à cette période. En tout, cette grève aura causé des torts à plus 100.000 italiens.  
 
Les motivations sont multiples et tous les acteurs sont concernés. D’un côté, les contrôleurs aériens de l’ENAV pointent du doigt « une incapacité à communiquer et à gérer le personnel ». De l’autre, les agents de bord et les pilotes des compagnies low-cost dénoncent « des conditions de travail inacceptables ». EasyJet serait accusé de licenciements injustifiés et Volotea d’enfreindre la loi sur les salaires minimums. Le mouvement pourrait être reconduit si les revendications ne sont pas prises en compte.
 

2 milliards d'euros d'indemnisation
 

Qu’advient-il des milliers de passagers bloqués à l’aéroport ? Les compagnies ont prévu de leur rembourser les billets dans les deux semaines qui viennent. Un montant d’indemnisation qui s’élève à plus de 2 milliards d’euros ! Le règlement européen prévoit le remboursement automatique des billets d’avion mais les voyageurs peuvent aussi par la suite réclamer des dommages et intérêts aux compagnies aériennes. Pour engager la procédure, le client doit pouvoir prouver que la grève a contraint un voyage professionnel ou même touristique, à partir du moment où des frais ont été engagés. Un chemin périlleux attend ceux qui se lancent dans ces poursuites judiciaires. En Italie, elles durent entre deux et trois ans et peuvent coûter cher. En prévoyant les prochaines annulations, le manque à gagner pour les compagnies peut s’estimer à plus de 5 milliards d’euros.  

 

Jocelyn Florent

lepetitjournal.com Milan

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