Armelle Anthoine déforme des bâtiments grâce à un mur de réaction. Jean-Marie Grégoire établit des cartes de feux. Ils présenteront leurs recherches le 12 mai à l'occasion de la journée portes ouvertes du Centre commun de recherche. Rencontre
(Photo LPJ - Armelle Anthoine devant le mur de réaction au CCR)
Après quelques années au CNRS, Armelle Anthoine, ingénieur en génie civil, a rejoint le Cendre commun de recherche à Ispra en 1990, au sein de l'Institut pour la protection et la sécurité des citoyens.
"Au Laboratoire européen de vérification des structures (Elsa), nous réalisons des études qui visent à réduire les risques liés aux séismes, au vent, aux vibrations et aux explosions accidentelles ou terroristes. Notre travail sert surtout de support pour améliorer les Eurocodes, les normes européennes de construction qui devraient être adoptées par tous les pays membres pour favoriser la concurrence. Nous simulons les séismes numériquement et expérimentalement grâce à un mur de réaction. Pour évaluer la résistance d'une structure construite à échelle réduite ou non, nous la fixons au mur par l'intermédiaire de pistons qui, contrôlés par des ordinateurs, vont la déformer au ralenti comme si elle était secouée à la base. Le 12 mai, les enfants pourront bâtir leurs propres structures à l'aide de jeux de construction et en observer le comportement sismique sur une petite table vibrante."
Après plusieurs années en Afrique, Jean-Marie Grégoire a rejoint le CCR en 1977, au sein de l'Institut des applications spatiales puis de l'environnement durable.
"Nous exploitons l'imagerie satellitaire pour inventorier les feux à la surface du globe. Entre 4 et 6 millions de km² sont parcourus par les feux chaque année, dont 65% en Afrique et 1% en Europe. Les cartes des feux permettent d'établir des estimations d'émission de gaz à effet de serre et d'aérosols. Ces inventaires des feux aident également à une meilleure gestion du milieu en Afrique. Le feu, lorsqu'il est utilisé au bon moment et au bon endroit, a un impact positif sur les ressources naturelles et tout particulièrement sur la biodiversité animale et végétale. Chaque village avait un maître de feu en Afrique de l'Ouest, qui déterminait où et quand brûler. Nos informations permettent aujourd'hui aux gestionnaires de parcs nationaux et réserves naturelles de vérifier si les plans de gestion des brûlis sont effectivement suivis. Dans le cadre de la journée portes ouvertes, nous expliquerons comment les recherches du CCR viennent en support à une meilleure gestion de la biodiversité en Afrique sub-saharienne. Les enfants, et leurs parents, pourront tester leur connaissance de la faune et de la flore africaine au travers de jeux."
Propos recueillis par Corentine GASQUET. (www.lepetitjournal.com - Milan) vendredi 4 mai 2007
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Journée portes ouvertes
Samedi 12 mai 2007
L'inscription est obligatoire avant le 7 mai
Inscrivez-vous en cliquant sur www.jrc.ec.europa.eu/ispra-openday-2007











































