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En Italie, le taux de chômage tombe au plus bas depuis vingt ans

L’Italie signe un record avec un taux de chômage historiquement bas, à 5,7% en novembre 2025. Cette prouesse statistique laisse néanmoins transparaitre des problèmes structurels sur le marché de l’emploi.

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Photo de Skellefteå kommun sur Unsplash
Écrit par Lepetitjournal Milan
Publié le 12 janvier 2026

L'Italie commence l’année 2026 par l’annonce d’indicateurs d’emploi jamais vus depuis plus de vingt ans. Selon les chiffres de l'Istat pour le mois de novembre, le taux de chômage est tombé à 5,7 % (an baisse de 0,1% par rapport au mois précédent), un plancher historiquement bas. Une prouesse statistique à laquelle la Présidente du Conseil, Giorgia Meloni, a réagi, soulignant comme « les dernières données de l'Istat confirment un signal important : le chômage a chuté à son plus bas niveau jamais enregistré et, sur une base annuelle, l'emploi continue de croître ». Et d’assurer que « le gouvernement continuera à jouer son rôle pour soutenir ceux qui créent de l'emploi, investissent et produisent. Continuons sur cette voie. »

Le chômage a également diminué chez les jeunes de 15 à 24 ans, passant à 18,8%, contre 19,6 % le mois précédent.

Le marché du travail affiche une tendance positive également sur un an : en novembre, on comptait 179 000 personnes actives de plus qu’au cours du même mois en 2024, soit une augmentation de 0,7 %. Cette hausse est principalement due à l’augmentation du nombre de salariés à contrat indéterminé (+258 000) et de travailleurs indépendants (+126 000), tandis que le nombre de salariés à durée déterminée (CDD) a continué de diminuer de 204 000.

 

Un record nuancé

Les données publiées par l'Istat pour novembre 2025 révèlent néanmoins une tendance plus nuancée que ne le suggèrent les statistiques.

Si le taux de chômage a légèrement diminué, le nombre de personnes actives a lui aussi baissé de 0,1 % (34 000 individus), tandis que la population inactive a augmenté de 72 000 personnes âgées de 15 à 64 ans, atteignant 33,5 %. Autrement dit, moins de personnes travaillent et beaucoup plus quittent le marché du travail. Un changement qui contribue de manière significative à la baisse du taux de chômage.

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