L’Italie durcit les mesures anti-Covid dans son nouveau décret

Par Lepetitjournal Milan | Publié le 06/10/2020 à 15:50 | Mis à jour le 07/10/2020 à 15:31
restaurant milan

Face à l’approche de la seconde vague de l’épidémie en Italie, le gouvernement durcit les mesures pour lutter contre la diffusion du Covid-19. Les règles du nouveau décret, qui entrera en vigueur à l'issue du Conseil des ministres le 7 octobre. La date précise sera bientôt confirmée.

Si l’Italie a jusqu’à maintenant été plus épargnée que ses voisins européens par la seconde vague de l’épidémie, le seuil des 3.000 nouveaux cas par jour est effleuré. 2.257 nouveaux cas ont été recensés lundi soir, contre 2.578 la veille, mais avec un nombre de tests drastiquement moins élevé (60.241 contre 92.714 le jour précédent).

Cette tendance à la hausse inquiète le gouvernement, qui pour la première fois depuis plusieurs mois, renforce les limitations et obligations dans son nouveau. Présenté ce mardi devant le Parlement par le ministre italien de la Santé Roberto Speranza, le Dcpm entrera en vigueur après le conseil des ministres qui a lieu le 7 octobre, pour une durée d’un mois. Ce conseil des ministres qui devait initialement avoir lieu mardi soir, a été décalé à mercredi en raison du nombre insuffisant de votes des députés - plusieurs du Mouvement 5 étoiles étant en quarantaine - lors du vote le 6 octobre.

Tout d’abord, comme l’exprimait clairement la semaine dernière déjà, le président du Conseil Giuseppe Conte, l’état d’urgence sera prolongé jusqu’au 31 janvier 2021, soit un an après son entrée en vigueur.

Les régions garderont par ailleurs une marge de manœuvre. Elles pourront toujours émettre des ordonnances, à condition uniquement qu’elles soient plus restrictives que les règles nationales.

De nouvelles restrictions sont introduites. Le port du masque redevient obligatoire dans les lieux publics sur l’ensemble du territoire, comme c’est déjà le cas dans plusieurs régions comme le Latium et en Campanie. Une mesure jugée nécessaire étant donné les rassemblements devant les écoles et à l’extérieur des bars, où la distanciation est trop souvent oubliée.

Amendes salées et rassemblements limités

Alors que les contrôles par la police locale seront renforcés, les contrevenants risqueront une amende dont le montant pourra s’élever de 400 à 3.000 euros.
Les rassemblements restent strictement encadrés. La limite de 200 personnes dans les lieux fermés et 1.000 personnes dans les lieux en plein air est confirmée.
Quant aux transports, le remplissage des moyens de transports publics reste fixé à 80%.
Et contrairement à ce qu’annonçait la presse italienne lundi, le gouvernement a décidé de n’imposer aucun couvre-feu par une fermeture anticipée des bars et restaurants. De quoi rassurer l’un des secteurs les plus durement touchés économiquement par la crise sanitaire.
Reste que chaque région est libre d’en décider autrement. En Campanie, bars et restaurants doivent tirer leurs rideaux à 23h en semaine et minuit le week-end.

Et si la crainte d’un nouveau confinement agite les esprits, le ministre italien de l’Economie Roberto Gualtieri a réaffirmé la position du gouvernement lundi matin sur RaiNews, en excluant cette option. Le président du Conseil a aussi éloigné cette possibilité sur Rai1 lundi soir : « Je ne vois pas de nouveau lockdown à l’horizon », a-t-il affirmé. Le gouvernement mise donc sur la responsabilité et la vigilance accrue de chacun. Et il semblerait que les Italiens en prennent conscience. La reprise des contagions des derniers jours a boosté le nombre de téléchargement de l’application de traçage Immuni, lancée par le gouvernement en juin dernier. Plus de 350.000 téléchargements ont été effectués en 48h, permettant de dépasser le seuil des 7 millions. Une amélioration qui reste encore malgré tout encore insuffisante pour rendre le système efficace.

 

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Marie Astrid Roy

Rédactrice en chef de l'édition Milan.

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