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Les femmes s’expatrient de plus en plus pour leur carrière

Par Adrien Filoche | Publié le 29/05/2018 à 18:00 | Mis à jour le 29/05/2018 à 18:00
Femme, expatriation

Les femmes sont de plus en plus nombreuses à choisir l’expatriation dans l’optique d’y trouver des perspectives professionnelles. La plupart sont jeunes (moins de 30 ans), indépendantes et attachées à leur carrière. Pour autant, le monde de l’expatriation n’échappe pas aux inégalités de genre, malheureusement trop souvent immuables. 

Le constat est le suivant : le monde de l’expatriation n’est plus quasi-exclusivement dominé par la gent masculine. Aujourd’hui, les femmes sont plus que jamais décidées à déménager à l’étranger pour leur travail plutôt que pour leur famille, alors qu’en 2016, selon une enquête d’Expat Communication, 90 % d’entre elles suivaient encore leur conjoint.

‘’Certaines suivent encore leur mari ou leur partenaire à l’étranger, mais aujourd’hui beaucoup partent seules – soit parce qu’elles ont été envoyées par leur employeur, soit en tant qu’indépendantes à la recherche d’une meilleure expérience et d’un meilleur salaire,” précise le magazine américain Forbes

En outre, entre 2011 et 2014, le nombre de femmes ayant répondu à un questionnaire réalisé par NatWest International et portant sur la qualité de vie des expats a augmenté de 116 %. Parmi elles, beaucoup occupent des postes de direction dans leur entreprise. Le nombre de femmes managers a d’ailleurs augmenté de 4 % depuis 2014. Les expatriées de moins de 30 ans sont de plus en plus nombreuses, qu’elles partent seules ou avec leur compagnon. Côté assouvissements professionnels, une autre étude du réseau InterNations a révélé que plus de la moitié des 7.000 femmes expatriées sondées étaient satisfaites de leurs opportunités de carrière, 13 % d’entre elles se disant même “très heureuses”. 

 

Des divergences hommes-femmes parfois pesantes

À contrario, les femmes n’obtiennent en général pas les mêmes types de contrats que les hommes. Près de la moitié des femmes interviewées par InterNations ont trouvé un travail dans leur pays d’accueil une fois sur place, de leur propre chef. Elles sont seulement 7 % à avoir été missionnées par leur employeur, contre 15 % pour les hommes.

Autre différence notable : les ambitions professionnelles. Les femmes sont en moyenne moins tentées par l’entreprenariat : 1 % d’entre elles souhaitent lancer leur entreprise à l’étranger, alors que ce projet trotte dans la tête de 3 % de leurs collègues masculins. 

Sujet plus sensible, les inégalités salariales, une réalité qui n’échappe pas au monde de l’expatriation. Un tiers des femmes affirment avoir un salaire plus bas que dans leur pays d’origine, pour un travail similaire, alors que seuls 25 % des hommes rencontrent le même problème.

 

Et les meilleurs pays d’expatriation pour les femmes sont… 

Toutes les régions n’offrent pas les mêmes opportunités, qu’elles soient culturelles ou bien professionnelles. Selon InterNations, les meilleures destinations en 2018 pour une expatriation au féminin sont le Mexique, la Birmanie, le Cambodge ou bien le Bahreïn. Un changement par rapport à 2014, où les pays les plus prisés étaient les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou encore la Chine. 

Avec en moyenne 40,9 heures de travail hebdomadaire, le Bahreïn, 4e du classement, comble 77 % des femmes expatriées sur la problématique de l’équilibre vie privée-vie professionnelle. D’un autre côté, environ 65 % des expatriées installées aux Etats-Unis, pays classé au 8e rang, sont ravies de leurs opportunités professionnelles. Plus d’une sur dix gagne en moyenne 150.000 dollars par an au pays de l’Oncle Sam, soit deux fois plus que la moyenne générale. 

Côté salaires attractifs, c’est au Qatar que les femmes expatriées sont les plus nombreuses à obtenir une rémunération plus élevée que dans leur pays d'origine. Et si l’on se limite purement à l’égalité salariale entre les hommes et les femmes, le Qatar occupe une étonnante 3e place, bien loin devant la France et son bonnet d’âne, positionnée à une inquiétante 126e place. 

 

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Adrien Filoche

Étudiant en Mastère de Journalisme spécialisation Internationale à Nice, je suis depuis janvier 2018 au sein de la rédaction de Paris du petitjournal.com
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