Du 11 au 14 septembre 2026, les photographes Grégory Herpe et Éric Piou ont présenté à La Rochelle une exposition consacrée au Cambodge. Les bénéfices des ventes ont été reversés à l’association médicale Arkoun.


Du 11 au 14 septembre 2026, la salle Amos Barbot, à La Rochelle, a accueilli l’exposition Cambodia – Two Perspectives for Arkoun. Le projet réunissait les photographies de Grégory Herpe, photojournaliste professionnel, et d’Éric Piou, coordinateur logistique de l’association Arkoun et photographe amateur.
Les deux hommes ont présenté des images réalisées au cours d’un même voyage au Cambodge, mais depuis des points de vue différents. Leur exposition-vente avait également un objectif humanitaire : l’intégralité des bénéfices devait être reversée à Arkoun.
Pour en savoir plus : ARKOUN : soigner et transmettre, une mission humanitaire au Cambodge
Les missions chirurgicales d’Arkoun au Cambodge
Au début de l’année 2026, Grégory Herpe a accompagné les chirurgiens bénévoles d’Arkoun lors d’une mission médicale au Cambodge. Cette association française organise des interventions gratuites pour des patients qui ne disposent pas des moyens nécessaires pour accéder aux soins.
À Kampong Cham, le photographe a pu documenter le travail des équipes médicales au sein de l’hôpital. Ses images montrent les chirurgiens concentrés, la précision des gestes, les patients et leurs familles, ainsi que les différents moments qui entourent les opérations de la hanche.

Les membres bénévoles d’Arkoun
Cette série photographique donne à voir une réalité habituellement inaccessible au public. Elle rappelle qu’au-delà de chaque intervention se trouvent une personne souffrante, une famille et la possibilité de retrouver une vie quotidienne moins douloureuse.
Un Cambodge loin des images de carte postale
Le travail de Grégory Herpe ne se limite pas au cadre hospitalier. Au fil de son voyage, il a également photographié les enfants de Phnom Penh, les temples d’Angkor, les macaques du Bokor, les villages flottants du lac Tonlé Sap et différentes scènes de la vie quotidienne.
Ses images proposent un regard contrasté sur le pays, où se côtoient la beauté des paysages, les traditions, la pauvreté et une forte vitalité. Certaines photographies se veulent contemplatives, tandis que d’autres témoignent de situations plus intimes ou plus difficiles.
L’exposition entendait ainsi montrer un Cambodge vivant, au-delà des représentations touristiques habituelles.
Le regard complémentaire d’Éric Piou
Les photographies de Grégory Herpe dialoguaient avec celles d’Éric Piou. En tant que coordinateur logistique d’Arkoun, ce dernier accompagne les missions de l’association et participe à leur organisation. Sa connaissance du terrain médical et des personnes rencontrées nourrit une approche différente de celle du photojournaliste.
Les deux séries ne cherchent pas à produire un récit unique du Cambodge. Elles présentent plutôt deux sensibilités et deux manières d’observer les mêmes réalités : les rencontres, les paysages, les scènes de rue et les coulisses des missions humanitaires.
Parmi les photographies d’Éric Piou figuraient notamment The Child & the Bird, Like a Dog & a Girl et Seagulls and the Riverside.
Deux conférences consacrées au reportage
Dans le cadre de l’exposition, Grégory Herpe a animé deux conférences, les vendredi 11 et samedi 12 septembre à 18 heures. Ces rencontres étaient consacrées à son voyage au Cambodge, à son travail photographique et à son expérience auprès des équipes d’Arkoun.
Le photographe y a notamment présenté les conditions de réalisation des images prises à l’hôpital et dans les salles d’opération, ainsi que les différentes facettes du pays découvertes au cours du voyage.
Des ventes pour financer les prochaines missions
Les tirages exposés étaient proposés à la vente à des tarifs accessibles. Cette formule permettait au public d’acquérir une photographie tout en contribuant au financement des prochaines missions d’Arkoun.
Les fonds collectés doivent aider l’association à organiser le retour de ses chirurgiens bénévoles au Cambodge. Ils serviront à prendre en charge des interventions pour des patients qui, sans cette aide, ne pourraient pas accéder à la chirurgie.

À travers cette exposition, les photographes souhaitaient donc associer la photographie documentaire à un soutien concret aux actions médicales menées
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