Dimanche 5 décembre 2021
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Hydro, une exposition sur les enjeux de l’eau à Phnom Penh

Par Lepetitjournal Cambodge | Publié le 06/11/2021 à 02:00 | Mis à jour le 06/11/2021 à 02:00
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 L’Agence française de développement (AFD), en partenariat avec l’Institut français du Cambodge, (IFC) présente l’exposition Hydro à partir du vendredi 5 novembre jusqu’au 17 novembre 2021.

 

La disparité dans l’accès à l’eau

 

Celle-ci part d'un constat : l'eau est une priorité qui nous concerne tous. 

mais nous ne sommes pas égaux vis-à-vis de l'eau. Les habitants de certaines régions sont à la fois victimes d'un défaut d'accès à une eau de qualité et affectés par des inondations.

 

 

L’exposition témoigne des difficultés rencontrées sur les cinq continents face à l'eau (pénuries, inondations…), avec un focus particulier sur le Cambodge. Leurs répercussions se font sentir sur la santé et sur l'environnement : 2,1 milliards de personnes n'ont pas accès à l'eau claire, 4,5 milliards d'individus ne sont pas reliés à un système d'évacuation adéquat et 80% des eaux usées sont rejetées en pleine nature.

 

Les actions pour améliorer la gestion de l’eau

 

Mais si les photos de l'exposition Hydro montrent les difficultés, elles mettent aussi en scène les artisans de la « réaction » : rénovation des systèmes d'eau, réutilisation d'eau non conventionnelle, traitement des eaux usées, meilleure gestion de l'eau... De Phnom Penh à Brasilia, l'AFD fournit son soutien et son expertise à ses partenaires à travers 250 projets. L'ambition : faire de l'eau une ressource commune pour le bénéfice de tous.

 

Marie Luce Nadal : Faire pleurer les nuages ©Yohann Gozard
Marie Luce Nadal : Faire pleurer les nuages ©Yohann Gozard

 

L’AFD et l’IFC soutiennent les scènes artistiques sous toutes leurs formes (cinéma, livre, art visuel, danse, etc.) ainsi que l’éducation à l’art. Vous pourrez découvrir un choix d’œuvres d’artistes contemporains dont la problématique de l’eau est un enjeu essentiel dans leurs pratiques artistiques invitant les publics à prendre le plus grand soin de notre environnement.

 

Photographes exposés : Cyril le Tourneur d’Ison, Augustin le Call, Jorge Cardoso, Dmytri Rukhlenko, Félix Vigne, Anaïs Gruca, Georges Jefferies, Paul Kabre, James Keogh, Andrea & Magda, Enric Catala, Marta Kasztelan, Zuleika de Souza, Chor Sokunthea, Didier Gentilhomme, Francesco Zizola, Laurent Weyl.

 

Au-delà de l’expo Hydro : six œuvres artistiques à découvrir 

 

Aux côtés des photographes figurant dans l’exposition Hydro, l’Institut français du Cambodge a choisi de mettre en valeur six créations artistiques, qui se distinguent par la force de leur message pour la préservation de l’eau et de l’environnement de manière plus générale.  

 

Mak Remissa, dans son œuvre composée de 18 photographies Water Is Life, travaille sur un thème qui lui est cher : l’eau. Avec cette série, il vient souligner l’importance de l’eau pour les animaux, la végétation, les humains et la vie sur terre ainsi que la diversité des espèces aquatiques au Cambodge.

 

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Mak Remissa Water is Life. Photo fournie

 

De son côté, dans sa performance Faire pleurer les nuages, Marie-Luce Nadal s’intéresse à l’obsession humaine de maîtriser et contrôler l’atmosphère. Elle y détourne les techniques d’ensemencement de nuages pratiquées par les agriculteurs à partir des années 50, qui consistent à modifier le climat, par exemple en dispersant le brouillard, en supprimant la grêle ou en augmentant les précipitations. 

 

David Claerbout, dans une succession de photographies, dévoile en silence un paysage balnéaire en noir et blanc. Progressivement, la perception se trouble, la scène estivale pourrait tout aussi bien être un paysage glaciaire. Plus qu’un motif, la plage gagne progressivement en matière, l’artiste jouant des effets de textures et de couleurs. 

 

Guido Van der Werve propose quant à lui une allégorie sur le fil du danger. Son film Nummer Acht, everything is going to be alright le présente marchant sur une banquise qui menace de craquer devant un énorme brise-glace.

 

A travers Paradox of Praxis 1 (Sometimes Making Something Leads to Nothing), Francis Alÿs souligne les réalités sociales et politiques de Mexico City. Pendant plus de neuf heures, l’artiste pousse un bloc de glace à travers les rues de la ville jusqu’à ce qu’il fonde entièrement. Francis Alÿs met ainsi en lumière les efforts démesurés et improductifs nécessaires pour survivre dans la vie quotidienne d’une grande part des habitants de cette région.

 

Enfin, Hicham Berrada utilise des modèles réduits d’organismes évoluant dans des produits chimiques et utilise des outils comme le chaud, le froid, le magnétisme, la lumière etc. pour produire des tableaux vivants, évoluant tout au long de l’exposition. Il amène le visiteur à s’interroger sur la fragilité et la persistance de ces environnements et, par transfert d’idée, sur l’avenir de notre propre environnement.

 


Comment voir l’exposition ?

 

Visite libre (15 personnes max dans la galerie) du lundi au jeudi de 10h à 18h et vendredi/samedi de 10h à 17h.
Visite guidée sur réservation : info@institutfrancais-cambodge.com 

 

Les visites guidées

En khmer (mardi, jeudi et samedi) et en français (mercredi et vendredi)
Du mardi au jeudi : 11h00-12h00, 16h00-17h00, 17h00-18h00
Les vendredis et samedis : 15h00-16h00, 16h00-17h00
Réservation obligatoire

 

source IFC

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