Le Cambodge se mobilise pour expulser les clandestins

Par Lepetitjournal Cambodge | Publié le 29/07/2022 à 06:13 | Mis à jour le 29/07/2022 à 05:11
Photo : Photo : General Department of Immigration
A group of immigration officers performing their duty in 2020

Suite à la publication du rapport américain sur la traite des êtres humains du 19 Juillet dernier, et à la très mauvaise place attribuée au Cambodge, le gouvernement du Royaume a réagi. En effet, le Cambodge a été placé sur liste noire (niveau 3), une notation qui désigne les pays dont les gouvernements ne respectent pas entièrement les normes minimales de lutte contre la traite des êtres humains et ne font aucun progrès ou effort significatif.

 

Une opération de grande envergure :

En réponse à ces accusations - réfutées par le gouvernement cambodgien - une opération de grande envergure a été mise en place. Elle a pour but d’inspecter le statut des étrangers vivant au Cambodge, afin de déceler d’éventuelles fraudes, voire des signes de travail forcé ou de maltraitance.

Ainsi, 8 jours seulement après la publication du rapport, Sar Kheng, ministre de l'Intérieur et président du Comité national de lutte contre la traite des êtres humains, s’est exprimé lors de la cérémonie de clôture de l'Académie de police.

Il y a annoncé le début de l'opération d'inspection :

"Pour éliminer les soupçons et les failles du trafic d'êtres humains, le ministère de l'Intérieur doit lancer une opération à grande échelle et inspecter tous les étrangers, qu'ils soient dans les hôtels, sur des chantiers ou dans des entreprises, à l'exception des diplomates."

Il a poursuivi : 

 

Cette opération doit permettre de savoir si ceux qui sont venus au Cambodge sont entrés dans le pays légalement, s'ils travaillent au Cambodge, s'ils respectent le droit du travail, et de trouver des indices de la traite d'êtres humains.

 

Il apparaît clairement que le gouvernement cambodgien souhaite se montrer ferme, et ne laisse passer aucun étranger en situation irrégulière.

 

Passport and visa
Pixabay 

 

Tous les étrangers ne sont pas visés par cette opération :

Néanmoins, les commanditaires de l’opération ont souhaité rassurer les étrangers vivant au Cambodge dans la légalité. C’est dans cette optique que s’est exprimé Chhay Kim Khoeun, commissaire général adjoint et porte-parole de la police nationale. En effet, ce dernier a déclaré que toutes les  personnes qui viennent ou vivent légalement au Cambodge sont protégés, et qu’il n’y a que ceux qui enfreignent la loi qui s'exposent à des poursuites judiciaires.

 

Nous sommes en train d'élargir notre politique touristique, mais si des  étrangers viennent pour commettre des actes illégaux, ils seront réprimés.

 

Toujours dans cette même logique, Soeng Senkaruna, enquêteur principal de Human rights Adhoc, a tenu à exprimer son soutien à la décision du gouvernement, tout en rassurant une nouvelle fois les étrangers installés au Cambodge.  

 

Cet exercice n'affecte pas les droits des étrangers qui vivent et travaillent légalement au Cambodge, il ne s'applique qu'aux criminels. Cependant, les fonctionnaires qui mettent en œuvre la réglementation doivent le faire avec diligence pour éviter les critiques.

 

Pour ne rien manquer de l’actualité francophone du Cambodge, pensez à vous abonner à notre lettre d’information en cliquant sur ce lien. Précisez bien : l’édition du Cambodge et hop le tour est joué.

À bientôt.

 

Sur le même sujet
0 Commentaire (s) Réagir

Soutenez la rédaction Cambodge !

En contribuant, vous participez à garantir sa qualité et son indépendance.

Je soutiens !

Merci !

Raphael Ferry

Rédacteur en chef de l'édition Cambodge.

À lire sur votre édition locale