Étudier en Roumanie: Rencontre avec Mme la rectrice de l’UMF Cluj-Napoca

Par Sébastien Teissier | Publié le 15/11/2021 à 00:00 | Mis à jour le 15/11/2021 à 12:12
Photo : Etudiants de l'UMF de Cluj-Napoca
UMF Cluj-Napoca centre de simulation

Dans le cadre de sa tournée des universités de médecine de Roumanie, Sébastien Teissier s'est arrêté à Cluj-Napoca, pour une visite à l’université de médecine et pharmacie "Iuliu Hațieganu" et à son "centre de simulation". Après une interview avec Mme la rectrice de l’UMF Cluj-Napoca, Anca Buzoianu, il va à la rencontre de Charlotte Benefice, étudiante en 3ème année de médecine générale section française, qui nous partage ici son expérience.

 

 

L'UMF Cluj-Napoca a été fondée en 1919, quand le premier doyen de la faculté était le professeur Iuliu Haţieganu, devenu ultérieurement « Magnificus Rector » de l'université. Tout au long de son histoire, l’UMF Cluj-Napoca n’a cessée de s’améliorer, tout comme les autres UMF de Roumanie. C’est à ce titre que nous avons fait une visite du « Centre de compétences pratiques et de simulation médicale », communément appelé par les étudiants « centre de simulation ».

En effet l’UMF Cluj-Napoca dispose d’un tel centre, dont le fonctionnement permet d'améliorer la qualité des pratiques professionnelles, de réduire le nombre d'événements indésirables associés aux soins et d'en limiter les conséquences, dans un souci d’excellence de la formation dispensée. Un tel outil permet le développement des compétences pratiques, sous la supervision d’un enseignant-chercheur, dans le but d'éviter d’imposer un risque quelconque aux patients. Il dispose de plusieurs « laboratoires » tels que celui des soins médicaux élémentaires, des techniques de chirurgies dentaires, d'anesthésie réanimation ou encore d'endoscopie,…

 

UMF

 

 

Selon Mme la rectrice de l’UMF Cluj-Napoca, Anca Buzoianu (MD/PhD), 2021 a été l'année de tous les records. Elle nous explique:

"Cette année, notre université a connu la plus grande concurrence pour les places destinées aux étudiants internationaux, avec 2300 candidats pour 600 places disponibles. Comme chaque année, la majorité des candidats sont venus de France, mais aussi d’autres pays francophones tels que le Maroc ou la Tunisie. Ainsi, la plus grande concurrence a été enregistrée pour les programmes d’études en français : 11 candidats pour une place dans la médecine dentaire, 6 candidats pour une place dans la médecine générale et 2 candidats pour une place dans la pharmacie."

Anca Dana Buzoianu
Mme la rectrice Anca Buzoianu

 

"L’intérêt des étudiants étrangers pour l’Université de Médecine et Pharmacie « Iuliu Haţieganu » est dû en grande partie à la tradition et à la qualité de notre école, mais aussi à l’organisation de l’université sur le modèle des grandes écoles médicales de l’ouest de l’Europe. Je transmets à ceux qui veulent venir étudier la médecine ou la pharmacie à Cluj-Napoca que l’Université de Médicine et Pharmacie « Iuliu Hațieganu » est une institution avec une riche tradition et une longue histoire, qui offre non seulement de l’enseignement et de la recherche de haute qualité, mais aussi une éducation centrée sur l’étudiant, une vie étudiante vibrante et multiculturelle et une infrastructure moderne. Je vous invite à venir découvrir notre université!"

 

 

Interview de Charlotte Benefice, étudiante en 3ème année de médecine générale section française:

Pouvez-vous nous décrire votre parcours ?

Charlotte Benefice: Je suis entrée en PACES en France après l’obtention de mon baccalauréat. N’ayant pas réussi le concours je me suis renseignée sur les possibilités de devenir médecin à l’étranger. Devenir médecin est une vocation, je ne pouvais me résoudre à abandonner mon rêve.

 

Le cadre de vie à Cluj-Napoca est aussi très agréable, beaucoup d'événements sont organisés tout au long de l’année, et la ville accueille de nombreux étudiants du monde entier au sein de ses universités, il y a une grande diversité culturelle.

Pourquoi avez-vous choisi l'université de Cluj ?

Un médecin m’a parlé de la possibilité de formation en Roumanie et notamment à Cluj où sa fille avait étudié. J’ai eu l’occasion de discuter avec plusieurs personnes ayant été diplômées de cette université et toutes étaient très satisfaites de la qualité de la formation théorique et pratique. Le cadre de vie à Cluj-Napoca est aussi très agréable, beaucoup d'événements sont organisés tout au long de l’année, et la ville accueille de nombreux étudiants du monde entier au sein de ses universités, il y a une grande diversité culturelle.

 

Actuellement vous êtes en 3ème année, quels sont les principaux défis durant cette année charnière ?

Il faut fournir beaucoup de travail personnel pour apprendre les bases de la sémiologie, les mécanismes pathologiques, la physiologie et l'immunologie. Aussi, la troisième année signifie le début des stages cliniques à l'hôpital, qui imposent une maîtrise de la langue roumaine afin de pouvoir dialoguer avec les patients.

 

Avez-vous une spécialité en tête ?

La médecine interne m’intéresse beaucoup, c’est une spécialité où il faut être bon dans toutes les disciplines.

 

Réforme de l'ECN (Épreuves Classantes Nationales) oblige, comment allez-vous vous y préparer ?

Je n’envisage pas de revenir en France, je souhaite effectuer mon internat en Allemagne, donc j’avoue ne pas trop m’être penchée sur la question.

 

Pour finir, 3 conseils que vous donneriez aux futurs étudiants qui veulent postuler à l'UMF Cluj ?

Je leur conseillerais de constituer le dossier bien à l’avance tout en respectant scrupuleusement la méthodologie disponible sur le site internet (et bien évidemment, rassembler tous les documents exigés), et d'effectuer des stages d’observation ou s’impliquer dans des associations pour rendre le dossier plus attrayant. Enfin, pour ceux qui postulent mais ne sont pas admis : ne vous découragez pas, ne pas être admis une année ne signifie pas un refus définitif.

 

Sur le même sujet
0 Commentaire (s) Réagir

Soutenez la rédaction Bucarest !

En contribuant, vous participez à garantir sa qualité et son indépendance.

Je soutiens !

Merci !

Grégory Rateau

Rédacteur en chef de l'édition Bucarest.

À lire sur votre édition locale
À lire sur votre édition internationale