Les 5 perles cachées du Cabo de Gata

Par Joaquin Garcia | Publié le 21/04/2022 à 12:07 | Mis à jour le 22/04/2022 à 14:22
Photo : Cortijo del Fraile (Turismo Andalucia)
El Cortijo del Fraile Cabo de Gata-Nijar

Lieu de tournage de nombreux westerns américains des années 60, le Parc Naturel du Cabo de Gata-Níjar, créé en 1987, séduit chaque année plus de visiteurs avec ses paysages insolites. Situé à l’extrême sud-est de la péninsule ibérique, ses 460 km2 comprennent des zones maritimes protégées, des criques d’eau turquoise, et un large réseau de sentiers de randonnées (potencial enlace a otro articulo). Son paysage aride et sa géologie particulière invitent à sa découverte. Il cache aussi des lieux qui témoignent de son contexte culturel et historique particulier. Lepetitjournal.com vous invite à en découvrir cinq de ce patrimoine peu connu mais ô combien attrayant.

1. Le Cortijo del Fraile 

Situé au coeur du parc naturel, à proximité du village Los Albaricoques il faut visiter ce “cortijo”, nom attribué au résidence rurales en Andalousie car de par son architecture représentative du parc, il mérite certainement le détour.

Cortijo del Fraile
Photo: cabogataalmeria.com

Il est reconnu pour être le lieu où le fameux “crime de Níjar” a eu lieu en 1928, un crime passionel comme conséquence d’un mariage forcé. L’histoire a inspiré de nombreux romans tel Bodas de Sangre, du fameux poête et écrivain espagnol Federico García Lorca.

En 2010 Le Cortijo del Fraile fut déclaré Bien d’Intérêt Culturel par la Junta de Andalucía

 

2. La « Atalaya » de Níjar  

Ala tata Nijar
Photo: ayuntamiento Nijar

Cette tour magnifique qui domine le village potier de Níjar est un autre “Bien d’Intérêt Culturel”. Au temps des pirates, elle assurait la protection du village comme de ses alentours avec sa vue sur les sommets des montagnes qui longent le littoral. Sur chacune des collines à proximité des grandes plages, une autre tour était édifiée à son sommet afin de surveiller la côte. Lorsqu’un navire étranger était repéré dans une des criques, un feu s’allumait pour informer la tour principale de l’Atalaya afin de  contrer une possible invasion.

3. Les ruines minières d’or à Rodalquilar

Avant d’être déclaré Parc Naturel, la zone de Cabo de Gata-Níjar abritait des mines d’or, découvertes par hasard en 1864 et exploitées jusqu’en 1966, qui expliquaient l’activité du village de Rodalquilar, situé près de la fameuse plage « el Playazo ».

Minas de Rodalquilar Nijar
Photo: Nijar.es

Aujourd’hui on peut visiter ces anciennes installations et, pour les plus curieux, au dessus de celles-ci se trouve un sentier qui mène à deux tunnels abandonnés, dont l’un d’eux débouche sur un petit village minier en ruine, témoin intemporel de la vie oubliée des habitants du cap.

4. El Arrecife de las Sirenas

Arrecife de las Sirenas
Photo: cabogataalmeria.com

Ce récif volcanique se trouve exactement au bout du cap. C’est le point le plus oriental du Sud de la péninsule et ses îlots en forme de scie découpent la mer qui entoure le cap, ce qui permettait de former des canaux dont les petites barques de pêcheurs se servaient pour se faufiler jusqu’en pleine mer. L’origine de son nom faisant références à des sirènes est toujours un mystère. L’hypothèse la plus solide est celle des phoques moines, mammifères qui habitaient le cap jusqu’en 1980, date de l’extinction progressive de l’espèce.

5. La cala San Pedro

Cala San Pedro
Photo:cabogataalmeria.com

Cette crique est sans doute l’attraction la plus singulière du Cabo de Gata. L’accès n’est possible que par un sentier ou par voie maritime, or cette crique cachée garde quelques surprises pour les aventuriers qui décident de s’y rendre.

Cala San Pedro
Photo:cabogataalmeria.com

Plage nudiste, cet endroit comprend un château en ruine, un bar improvisée, et quelques habitants vivaces qui prônent la tolérance et le respect à la diversité. Sans doute un des derniers vestiges du mouvement hippie dont certains y restèrent, émerveillés par le parc naturel, et qui y résident encore !

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Joaquin Joko

Joaquin Garcia

Diplômé en Relations Internationales à l'Université de Genève, Master en Études Approfondies en Anthropologie Sociale et Culturelle à l'Université Complutense de Madrid, l’écriture sur le patrimoine de notre belle région m’a toujours passionné
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