Dimanche 26 septembre 2021
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Ostia Antica : le site archéologique de l’ancien port de Rome

Par Nina Malleret | Publié le 30/06/2021 à 07:00 | Mis à jour le 30/06/2021 à 07:00
Intérieur du parc archéologique d'Ostia Antica

Aux portes de la capitale italienne se trouve le Parco Archeologico di Ostia Antica, qui abrite aujourd’hui les fouilles archéologiques de l’ancienne ville portuaire de Rome, qui demeura longtemps un point capital et essentiel du commerce autour de la Cité Éternelle.

 

La fondation de la ville d’Ostia et ses fonctions

Si elle n’est pas aussi connue que Pompéi et ses semblables, la ville antique d’Ostia donne pourtant un aperçu authentique et archéologique du quotidien des Romains au cœur d’une ville portuaire à l’époque antique. Fondée en 620 avant J.C. à l’endroit exact de l’ancienne embouchure du Tibre, la ville porte sa localisation dans son nom, puisqu’Ostia signifie en réalité « bouche » ou « estuaire ». Grâce à sa position stratégique au niveau géographique étant donné sa proximité du fleuve, la ville est à l’époque une cité portuaire majeure, qui est maintenant l’ancien port de Rome. Elle hérite de cette fonction lorsque la ville de Rome prend le contrôle de la Méditerranée, où elle devient alors un point central essentiel et partie intégrante des opérations commerciales des alentours, après avoir été pendant longtemps une base navale stratégique qui protégeait Rome d’une invasion par la rivière.

La chute de la cité et de son port commercial

Après de nombreuses années prospères où la cité d’Ostie témoigne de dynamisme au cœur des affaires commerciales italiennes durant la République, un réel déclin frappe la ville de plein fouet au IVe siècle, alors que le chaos politique s’installe à Rome et que l’économie s’écroule. Ces conditions instables provoquent le départ de nombreux citoyens de la ville, avant que les tremblements de terre ne fassent de même, puis enfin une épidémie dévastatrice qui termine l’évacuation de la ville. Alors qu’elle avait été le théâtre de vie de plus de 100 000 habitants à son apogée, c’est très rapidement après ces malheureux évènements que la ville tombe dans l’oubli et devient peu à peu ensevelie dans le sable, où elle restera durant des siècles entiers.

 

La visite du site archéologique

Il est possible aujourd’hui de découvrir, entre les cyprès et les ruines antiques, les vestiges des grands édifices qui constituaient les lieux quotidiens des habitants de la ville, devenue ensuite cité fantôme. Le long de la célèbre Decumanus Maximus, allée principale qui traversait la cité, l’on peut admirer les anciens commerces, boutiques, tavernes et entrepôts, jusqu’à l’arrivée au seuil du grand théâtre d’Ostia Antica, qui accueille encore aujourd’hui quelques représentations artistiques lors de la période estivale. Les vestiges de quelques lieux de culte cosmopolites, dont une synagogue ou des temples dédiés au dieu perse Mithra, sont encore debout et permettent une réelle immersion au cœur de la cité Romaine. Entre termes, mosaïques, forum et basiliques, le site archéologique d’Ostia est relativement bien conservé, et il suffit d’une touche d’imagination pour visualiser rapidement ce à quoi pouvait ressembler le quotidien des citoyens de la ville à l’époque antique. C’est une excursion captivante qui permet aux visiteurs de remonter dans le temps, et de découvrir les lieux fondamentaux qui constituaient alors le théâtre de la vie Romaine.

 

Informations pratiques

Désormais situé à quelques kilomètres du Tibre (qui a reculé suite à l’ensevelissement de la ville par le sable), le site archéologique d’Ostia Antica se situe à une quarantaine de minutes en train de Rome. Pour y accéder, il suffit de rejoindre l’une des stations de métro B comme Basilica San Paolo ou EUR Magliana, afin de monter ensuite dans le train Roma Lido, qui dessert Ostia Antica. Le prix d’entrée est de 12€ ticket normal et de 2€ ticket réduit, gratuit pour les moins de 18 ans.

Site officiel 

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Nina Malleret

Nina Malleret

Étudiante en Master 1 Culture à Angers, Nina effectue un stage de 4 mois au sein du Petit Journal de Rome. Curieuse, investie et forte d’ambition, elle est une passionnée d’arts visuels ainsi que de littérature, et aspire au journalisme culturel Européen.
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