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C. Rogeau : France-Italie "On est complémentaire, plus forts ensemble"

Par Marie-Astrid Roy | Publié le 16/07/2018 à 00:15 | Mis à jour le 16/07/2018 à 00:15
Photo : Le consul général de France, Cyrille Rogeau lors de son discours le 14 juillet | © C. Gojon
Cyrille Rogeau consul Milan

A l’occasion de la fête nationale française, rencontre avec Cyrille Rogeau, Consul général de France à Milan. L’occasion de rappeler l’importance des liens entre la France et l’Italie et sa nécessaire politique de proximité dans le climat actuel entre les deux pays.


Lepetitjournal.com/Milan : Quel bilan tirez-vous de ces dix premiers mois à Milan ?

Cyrille Rogeau : Sur le plan consulaire, le bilan est de mon point de vue très positif, principalement grâce à une communauté française très dynamique, très bien intégrée et sans difficultés majeures en Italie du Nord.
Les plus de 50.000 Français en Italie du Nord (le territoire de ma circonscription) se plaignent assez peu de leur sort, même s’il existe quelques cas de détresse sociale, qu’on s’efforce d’aider au mieux, avec le soutien décisif des associations de bienfaisance, très actives et engagées.
Le réseau associatif – Milan accueil, ADFE, UFE, associations des anciens élèves, Flam Milan - et nos deux superbes lycées français de Milan et Turin, qui ont tous les deux fait 100% de réussite au bac cette année, jouent aussi un rôle majeur. Tout comme nos conseillers et délégués consulaires, qui sont des élus de proximité connaissant parfaitement leur terrain. Ils m’ont beaucoup aidé à bien prendre la mesure de mes fonctions et continuent de m’apporter un concours d’autant plus précieux qu’il est amical. Enfin, nos neuf consuls honoraires apportent une contribution essentielle au bon fonctionnement de notre « collectivité » et ils le font bénévolement, ce qui ajoute à leur mérite. Ils sont à Turin, Aoste, Vintimille, Gênes, Parme, Bologne, Venise, Trente et Trieste.

Et sur le plan franco-italien ?

Nous parlons bien de « plan franco-italien » et pas diplomatique car la diplomatie, la politique italienne, c’est l’affaire de l’ambassadeur et de l’ambassade.
Bien sûr, comme on se connaît bien et que l’ambassadeur travaille en équipe et en réseau, il peut m’arriver de faire un peu de la politique, mais toujours par délégation et en prenant soin de tenir le même langage. Et je suis la politique locale, qui n’est jamais très loin ici de la politique nationale.
Je dirai là aussi que le bilan est positif car en Italie du Nord, les relations franco-italiennes concernent tous les domaines : économique, commercial, social, culturel, artistique, universitaire, judiciaire, militaire etc…
Notre important dispositif dans la région m’aide beaucoup. Les bureaux de Business France et d’Atout France pour toute l’Italie sont à Milan et il y a aussi l’institut français de Milan et notre très active chambre de commerce franco-italienne, avec qui je travaille en permanence.
Ma politique est simple : occuper le terrain, essayer d’être présent partout où on m’invite pour promouvoir notre pays et nous faire connaître, sans négliger aucune région de cette vaste circonscription. C’est comme ça qu’on peut se constituer un réseau et tisser des liens d’amitié, dans un pays où les contacts personnels demeurent essentiels. En quelque sorte, je joins l’utile à l’agréable car les Italiens sont des Français de bonne humeur, comme disait Jean Cocteau.

Les relations entre la France et l’Italie restent-elles privilégiées malgré les tensions de ces derniers mois entre les deux pays ?

Il y a eu quelques épisodes peu agréables, la relation est peut-être moins fluide en ce moment qu’elle ne l’était mais si l’on regarde les chiffres, c’est structurel. En 2017, nos échanges commerciaux se sont élevés à 70 milliards d’euros. Et l’Italie n’a pas à s’en plaindre puisqu’elle a dégagé un excédent commercial de 6,3 milliards d’euros.  
Ma politique de proximité est d’autant plus importante après l’épisode de tensions que nous avons connues. Mieux on se connaît, mieux on s’apprécie et plus on limite les risques d’incompréhension et de méprise. Je vais donc continuer à arpenter le Nord de l’Italie pour rappeler qu’on est complémentaire et plus forts ensemble que séparément.

 

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