Le PIB italien a progressé de 0,7% en 2025, davantage que les prévisions du gouvernement. Mais à quel niveau figurent les performances de l'Italie comparées à celles des pays voisins européens ?


En 2025, le PIB italien a progressé de 0,7 %, comme en 2024. Ce chiffre est supérieur aux estimations du gouvernement, qui tablait en octobre sur une croissance de 0,5 %.
L'impulsion décisive s'est produite au cours des trois derniers mois de l'année. Au quatrième trimestre, le PIB a progressé de 0,3 % par rapport à la période de juillet à septembre, contre 0,1 % au trimestre précédent, dépassant ainsi les prévisions des analystes qui tablaient sur 0,2 %.
L'Istat explique cette variation trimestrielle par une hausse de la valeur ajoutée dans tous les principaux secteurs, notamment l'agriculture et l'industrie.
Un tel sprint concentré en cette fin d'année est également bénéfique pour les comptes de 2026, pour lesquels il offre un héritage statistique de +0,3 %, ce qui représente à lui seul plus de 40 % de l'objectif de croissance annuel de +0,7 % fixé par le gouvernement.
Les performances de l'Italie sont néanmoins modestes comparées à celles de certains voisins européens : en 2025, la France et l'Espagne ont connu une croissance respective de 0,9 % et 2,8 %, tandis que l'Allemagne n'a progressé que de 0,2 %.
Concernant la croissance de la zone euro, elle s'établit à 1,5 % pour l'ensemble de l'année 2025, d’après les chiffres de Eurostat. Ce chiffre est également supérieur aux prévisions, après 0,4 % en 2023 et 0,9 % en 2024.
La fiabilité de l’Italie confirmée
Grâce à la stabilité de ses finances publiques et à une économie relativement résiliente, la dette publique italienne a franchi une nouvelle étape dans l'évaluation de sa fiabilité par les marchés. L'agence de notation Standard & Poor's a confirmé le 31 janvier, la notation BBB+ de l'Italie, équivalente à un risque d'investissement modéré, tout en relevant ses perspectives à moyen terme de « stables » à « positives ».
Si la note A, qui qualifie la dette d'investissement à faible risque, n'a pas encore été obtenue, le ministre de l'Économie et des Finances Giancarlo Giorgetti se félicite de cette nouvelle amélioration.
Par ailleurs, le spread, l'écart entre les taux des obligations d'État italiennes et allemandes, était d'environ 61 points de base la semaine dernière, contre exactement le double il y a un an.
Autre amélioration : le déficit de l’Italie pourrait passer sous la barre des 3 %, ce qui permettrait au pays de sortir de la procédure pour déficit excessif de l'UE.
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