

Paris, ses rues, ses monuments, ses soirées chics, ses artistes ... Avec l'exposition Brassaï. Pour l'amour de Paris, la capitale de l'Hexagone prend une toute nouvelle couleur. Le Palazzo Morando accueille cette sélection de photos des années folles, en avant première en Italie, et ce jusqu'au 28 juin.
Les Halles, le jardin du Luxembourg, la Tour Eiffel, etc. En s'aventurant au Palazzo Morando,on découvre ces lieux éminemment connus de la capitale française sous un nouveau jour. Celui des années folles. Avec Brassaï. Pour l'amour de Paris, on se croirait dans un film. Et pourtant, il s'agit bien du Paris des années 1920-1930 dans lequel le photographe s'est promené, muni de son objectif. En tout, 260 photographies originales témoignent de l'ambiance si particulière de cette époque.
Les enfants jouent autour des bassins, leurs aînés se rendent aux bals. L'exposition est dédiée à l'?uvre intense et lumineuse d'un des plus grands photographes de XXe siècle : Brassaï, né Gyula Halász en 1899 en Transylvanie, devient Français en 1949. Arrivé à l'âge de 4 ans en France, la capitale française deviendra le fil rouge de son travail. Cette rétrospective raconte une passion, celle qui a uni pendant plus de 50 ans le photographe à Paris. On y découvre aussi tous ses intellectuels, ses artistes, ses grandes familles, ses prostituées et les voyous qui ont contribué à la légende de la "ville-Lumière".
Tour Eiffel, 1932, © Estate Brassaï

Picasso, rue des Grands-Augustins, 1939-1940, © Estate Brassaï
Paris, sous toutes ses facettes
Celui qui rencontra assez tôt Robert Desnos et Jacques Prévert, a été introduit dans le milieu des artistes et des intellectuels et s'est confronté au surréalisme. Brassaï était donc constamment animé par une chose : transformer les objets les plus ordinaires et en modifier le sens, en faire des juxtapositions insolites, et défamiliariser la perception. Il se concentrait pour transformer le réel en un décor irréel. Et on peut dire que cela fonctionne plutôt bien. Dans le même temps, Brassaï suit la lumière nocturne de la ville. Il se dirige vers un Paris insolite, inconnu, et jusqu'alors en manque d'attention.
Vue nocturne sur Paris depuis Notre-Dame, 1933-1934, © Estate Brassaï
On découvre aussi lors du parcours, des portraits de Picasso. Le peintre espagnol, impressionné par le travail de Brassaï lui avait demandé de photographier ses sculptures, jusqu'alors méconnues. Tous deux partageaient de nombreux points communs comme l'atmosphère sensuelle des folies bergères ou la passion du cirque.
Arrivée à Milan il y a quelques semaines, la mostra a inspiré le maire de Milan, Giuliano Pisapia. "Milan choisit Paris car en Paris elle se voit elle même. Et aujourd'hui plus que jamais, l'humanité entière désire paix et liberté pour tous" peut-on lire sur les panneaux explicatifs, à l'entrée. Du 8 novembre 2013 au 29 mars 2014, l'exposition avait déjà conquis le public parisien à l'Hôtel de ville de la capitale.
Toinon Debenne (Lepetitjournal.com de Milan) ? vendredi 17 avril 2015
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Informations : Palazzo Morando Jusqu'au 28 juin Du mardi au dimanche, de 10h à 19h. Entrée 10?, tarif réduit 8,5?. Panneaux explicatifs en français |
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