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Scandale à Buckingham : quand le #MeToo touche la famille royale

Par Colin Porhel | Publié le 15/02/2021 à 19:01 | Mis à jour le 15/02/2021 à 19:11
Photo : Mihai Surdu - Unsplash
Prince Andrew liens Jeffrey Epstein

La vie de Sa Majesté émerveille, fascine et intrigue les citoyens du monde entier. Entre prestige, pouvoir, mais aussi drames politiques et sentimentaux, la rédaction vous entraîne dans l’univers tumultueux de la Couronne britannique. Les scandales de la famille royale, cinquième et dernier chapitre.

 

Une vague de libération de la parole. Depuis 2017, sous le hashtag #MeToo, les témoignages de femmes victimes d’harcèlement, d’agressions sexuelles ou de viols inondent les réseaux sociaux. Un phénomène massif, né en 2007 mais démocratisé dix ans plus tard, grâce aux récits d’actrices hollywoodiennes dénonçant le comportement du puissant producteur américain, Harvey Weinstein. Un séisme qui touche également la famille royale britannique, et plus particulièrement le prince Andrew.

 

Aux origines de l’affaire : Jeffrey Epstein, délinquant sexuel millionnaire

Placé en détention en 2019 après avoir été arrêté pour trafic sexuel de mineurs, Jeffrey Eptsein, se suicide quelques mois plus tard, alors qu’il risque la prison à perpétuité. Accusé d’agression sexuelle dès la fin du XXè siècle par l’artiste Maria Farmer, l’homme d’affaires était enregistré depuis dix ans sur le registre américain des délinquants sexuels.

Condamné une première fois en 2009 à une peine de treize mois de prison pour avoir sollicité une prostituée mineure, il continue néanmoins de fréquenter l’élite américaine. Proche des anciens présidents Bill Clinton et Donald Trump, le financier est ensuite mis en cause par d’autres femmes dans des affaires de viols et d’agressions sexuelles. Il règle alors 17 plaintes à l’amiable, négociant ainsi le silence de ses accusatrices.

Mais, en 2019, après de nouveaux témoignages, Jeffrey Epstein est inculpé pour trafic sexuel de mineurs et incarcéré à New-York. Les enquêteurs le soupçonnent également d’avoir mis en place un réseau de recrutement de jeunes filles avec l’aide de deux complices, Jean-Luc Brunel et Ghislaine Maxwell.

 

Des liens avec le prince Andrew qui intriguent

Si la mort de l’homme d’affaires met fin au procès le concernant, la justice américaine continue ses investigations. Plusieurs pistes restent à l’étude, dont une menant au prince Andrew. Ami de longue date du magnat de la finance, il est accusé par Virginia Giuffre de l’avoir forcée à subir des relations sexuelles avec lui alors qu’elle n’était pas encore majeure.

La jeune femme prétend avoir rencontré le prince dans une boîte de nuit londonienne, par l’intermédiaire de Jeffrey Epstein et de Ghislaine Maxwell. Au moment de rentrer, elle affirme que cette dernière lui demande de « faire pour le prince Andrew ce qu’elle fait pour Epstein ». Des allégations rejetées dès 2015 par la Couronne britannique, qui soutient que « toute suggestion d'irrégularités avec des mineurs constitue un mensonge ».

Mais, malgré les demandes répétées de la justice américaine, le fils d’Elizabeth II refuse d’être entendu sur l’affaire. Une version démentie par le prince, qui affirme, par le biais de ses avocats « se tenir à disposition des juges ». Un jeu de poker menteur qui se poursuit encore aujourd’hui.

Une autre révélation pourrait néanmoins mettre à mal la défense du père des princesses Eugénie et Beatrice. Selon les informations du Daily Mail, le prince Andrew entretenait des relations avec un autre homme d’affaires, le Finno-canadien Peter Nygard, arrêté au mois de décembre dernier pour des faits d’agressions sexuelles. Des accusations une nouvelle fois démenties par la famille royale.

 

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Colin Porhel - journaliste

Colin Porhel

Etudiant en troisième année de licence en Langues Etrangères Appliquées à l’Université de Brest Occidentale (UBO).
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