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Près de la moitié des patrons français veulent quitter le Royaume-Uni

Par Jennifer Febvay | Publié le 12/04/2019 à 09:34 | Mis à jour le 12/04/2019 à 10:34
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42 % des patrons français souhaitent quitter le Royaume-Uni, selon un sondage récemment publié par le Cercle d’Outre-Manche. Selon eux, le Brexit risque de compliquer de nombreuses démarches.

42 %. C’est le nombre de patrons français se disant prêts à quitter le Royaume-Uni. C’est ce que révèle un sondage publié par le Cercle d’Outre-Manche (CoM), en collaboration avec le Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur de France.

Avec des négociations qui piétinent en matière de Brexit, les inquiétudes se font grandissantes dans le domaine économique et dans les sphères patronales. De ce fait, un nombre croissant d’entreprises font connaître leur intention de réduire, voire de stopper, leurs activités en Grande-Bretagne. Près de la moitié des personnes interrogées confient que le Brexit a eu des impacts sur leurs décisions en matière d’investissements. « Une situation particulièrement chaotique et anxiogène », selon le CoM.

Les inquiétudes portent principalement sur l’accès à la main d’œuvre, le transport, la logistique, l’impact sur la consommation et enfin le possible effet négatif que cela peut engendrer sur l’image du Royaume-Uni.

Un impact important sur l’économie britannique

Avec 30.000 entreprises françaises présentes sur le territoire britannique et 3 400 qui y sont implantées, le Royaume-Uni est l’un des plus grands partenaires commercial de la France. En 2016, l'excédent commercial de l'Hexagone avec la Grande-Bretagne a atteint 12,2 milliards. Un « no deal » risquerait de laisser une addition plutôt salée aux britanniques. Selon une récente étude menée par Euler Hermes, la perte en valeur pour les entreprises françaises est évaluée à 3 milliards d’euros. Les laboratoires pharmaceutiques, notamment, font partie des secteurs les plus touchés.

Ce climat d’incertitude a déjà poussé un grand nombre d’entreprises à reporter, parfois même annuler, leurs investissements. De ce fait, la Grande-Bretagne a enregistré l’année dernière son plus bas taux d’investissements directs étrangers (IDE) depuis près de dix ans.

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