Voyager avec son animal de compagnie entre la France et la Grande-Bretagne n’est pas simple et une nouvelle étape vient d’être franchie, puisque le début d’année 2026 marque l’entrée en application complète du nouveau modèle britannique de contrôles aux frontières, le Border Target Operating Model, qui renforce la gestion sanitaire des mouvements d’animaux. Rien d’insurmontable, mais traverser la Manche avec son compagnon se prépare, dans les deux sens.


Les règles sanitaires pour tous les voyages animaliers entre le Royaume-Uni et la France, à force vous les connaissez : chiens, chats et furets doivent être identifiés par puce électronique, vaccinés contre la rage et avoir respecté un délai de vingt-et-un jours après leur primo-vaccination avant de pouvoir voyager. Ils doivent également être âgés d’au moins douze semaines au moment de cette première vaccination. Ces règles-ci restent le socle du voyage avec un animal de compagnie. Évidemment, l’entrée sur le territoire sans ces conditions, peut être refusée, avec à la clé une mise en quarantaine possible.
Entrer en Grande-Bretagne depuis la France
Mais si vous allez vers le Royaume-Uni, les règles ont peu évolué. Un animal venant de l’Union européenne peut toujours entrer en Grande-Bretagne avec un passeport européen pour animal délivré dans un État membre ou un certificat sanitaire officiel.
Pour les chiens, un détail reste essentiel. Ils doivent recevoir un traitement contre l’échinocoque entre vingt-quatre heures et cinq jours avant leur arrivée. Ce traitement doit être consigné par un vétérinaire dans leurs documents de voyage. Les autorités britanniques rappellent également l’importance d’emprunter un itinéraire autorisé pour le transport d’animaux. En cas de non-conformité, l’animal peut être refusé à l’entrée ou placé en quarantaine aux frais du propriétaire.

Voyager vers la France : des formalités toujours plus encadrées
Mais dans l’autre sens, les vétérinaires britanniques ne peuvent plus délivrer de passeports européens. Un animal voyageant vers la France doit ainsi disposer soit d’un passeport européen délivré dans un État membre, soit d’un certificat sanitaire établi par un vétérinaire officiel dans les dix jours précédant le départ.
Ce certificat atteste de la validité de la vaccination contre la rage et permet la circulation dans l’Union européenne pendant quatre mois maximum. Le déploiement complet du Border Target Operating Model ne crée pas de nouvelles obligations vétérinaires, mais renforce les contrôles aux points d’entrée. Cela signifie que les démarches doivent être anticipées avec davantage de rigueur. Par ailleurs, le gouvernement se garde le droit de refuser n’importe quel animal ou de le placer en quarantaine, pour plusieurs mois.
Des races de chiens toujours interdites au Royaume-Uni
Au-delà des règles sanitaires, certaines catégories de chiens restent interdites sur le territoire britannique :
-le Pit Bull Terrier
-le Japanese Tosa
-le Dogo Argentino
-le Fila Brasileiro
Depuis la fin d’année 2024, les chiens de type XL Bully sont également interdits en Angleterre et au pays de Galles, sauf s’ils disposent d’un certificat d’exemption. Cette interdiction repose plus sur l’apparence physique du chien plutôt que sur sa race officielle. Un animal peut ainsi être considéré comme appartenant à un type interdit, même sans pedigree.
Le cas des oiseaux, des tortues et des reptiles
Les oiseaux peuvent voyager entre la Grande-Bretagne et la France, mais ils doivent être accompagnés d’un certificat sanitaire ainsi que d’une déclaration du propriétaire. Depuis peu, une condition supplémentaire est exigée : l’animal doit soit avoir été isolé pendant trente jours avant le départ, soit avoir été vacciné contre certaines formes d’influenza aviaire, soit avoir subi un test PCR négatif après une période d’isolement.
À leur arrivée dans l’Union européenne, les oiseaux doivent rejoindre un lieu de détention privé et ne peuvent pas être introduits dans des rassemblements d’oiseaux pendant les trente jours suivant leur entrée.
Les reptiles, amphibiens, rongeurs ou poissons d’ornement peuvent voyager, mais ils doivent être accompagnés d’un document sanitaire signé par un vétérinaire. Certaines espèces protégées comme certaines tortues terrestres (CITES), peuvent également relever de la réglementation sur les espèces menacées. Dans ce cas, des documents attestant de leur acquisition légale peuvent être exigés.
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