Un Britannique sur trois serait en situation de quiet quitting

Par Maël Narpon | Publié le 17/01/2023 à 18:05 | Mis à jour le 17/01/2023 à 18:16
Des livres avec une ardoise lisant quiet quitting, qu'un britannique sur trois a adopté

La tendance du quiet quitting s’est répandue comme une traînée de poudre à travers le monde en 2022, et le Royaume-Uni n’a pas été épargné. Une récente étude de l’entreprise BetterUp a révélé qu’un Britannique sur trois était actuellement en situation de quiet quitting. 

 

Un travailleur britannique sur trois pratiquerait le quiet quitting, selon une récente étude menée par l’entreprise BetterUp et la psychologue américaine Erin Eatough. Le quiet quitting, qui pourrait être par « démission silencieuse », consiste pour un employé à ne pas se tuer à la tâche pour son entreprise et à ne produire que la charge minimum de travail, indiquée sur sa fiche de poste. Si de démission, ce phénomène popularisé par TikTok n’a que le nom, il a pris de l’ampleur tout au long de l’année 2022 et s’est aussi emparé du Royaume-Uni. 

 

Quiet quitting au Royaume-Uni : un phénomène ni tout blanc ni tout noir

Sur une base de près de 3000 travailleurs britanniques, l’entreprise BetterUp, avec le concours de sa psychologue Erin Eatough, a publié une étude établissant qu’un employé sur trois serait en situation de quiet quitting au Royaume-Uni. Cette enquête a montré que le fait de suivre cette tendance permet aux “quiet quitters” britanniques de mieux gérer leur stress, d’être plus reposés et bien moins sujets à l’épuisement professionnel que celles et ceux qui travaillent constamment d’arrache-pied au détriment de leur vie privée. 

 

Si ces Britanniques qui ont opté pour le quiet quitting semblent plus heureux que leurs collègues, l’étude relève que tout n’est pas si rose. Les avantages qu’ils en retirent en bien-être empiètent notamment sur leurs relations professionnelles, qui se font plus rares. La performance et le sentiment d’appartenance au groupe de l’entreprise en pâtissent également, au même titre que le sentiment d’utilité et la motivation à apprendre. Une situation peu évidente pour les employeurs cherchant à garder leurs talents mais visant une productivité toujours plus accrue. Ils doivent repenser leur modèle et prendre en compte la variable bien-être car, comme le souligne Erin Eatough : “Un leadership et une culture d'entreprise médiocres sont les deux principaux facteurs qui peuvent déclencher un quiet quitting”. 

 

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Mael Narpon - journaliste junior Londres

Maël Narpon

Diplomé d'une licence de sociologie à Pau et à Athènes, il intègre ensuite l'IEJ Londres. Il effectue un stage avec lepetitjournal.com Londres puis rejoint l'édition internationale en tant qu'alternant dans le cadre d'un Master à l'IEJ Paris.
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