Mercredi 20 janvier 2021

18 mois de prison pour avoir craché sur une conductrice de bus

Par Charles Flageul | Publié le 02/09/2020 à 19:28 | Mis à jour le 08/09/2020 à 13:32
Photo : chan lee - Unsplash
bus crachat coronavirus

Un homme accusé d’avoir craché sur le visage d’une conductrice de bus a été condamné à 18 mois de prison ferme par la cour des magistrats de Londres.

Retour sur les faits

Le 13 Mai, à 4h30 du matin, Kevin Simpson décide de prendre le bus N11 pour se rendre à Liverpool Street… une scène apparemment banale qui va cependant virer au scandale.

Attendant le bus sur un passage piéton au niveau du carrefour Ludgate Circus et non à l’arrêt de bus, l’homme se rapproche de la fenêtre du véhicule pour demander à l’employée du TFL de lui ouvrir les portes. Ne souhaitant prendre aucun risque, la conductrice refuse de le laisser entrer, elle lui demande alors de patienter au prochain arrêt de bus. C’est à partir de ce moment-là que la situation dégénère. Kevin Simpson, énervé par la réaction de l’employée, se met à insulter violemment la conductrice avant de lui cracher au visage. Choquée, la conductrice ferme rapidement la fenêtre du bus avant de redémarrer le véhicule. Grâce à son « spit kit » présent à bord, l’employée réussit à prélever un échantillon de la salive de l’homme en question. La police s’en servira pour identifier et traquer Kevin Simpson jusqu’à son domicile.

 

La décision de justice

Après des jours de recherche, c’est Kevin Simpson en personne qui se présente au commissariat de police de Bishopsgate. Après des analyses, les scientifiques découvrent que l’homme en question était porteur du coronavirus au moment des faits, ce qui déclenche une véritable indignation dans l’opinion publique.

Aujourd’hui, suite à l’annonce de la sanction par les magistrats, l’agent de police, David Holmes, déclare que la sentence de cet homme reflète la sévérité d’un crime qui aurait pu être très grave. Il stipule aux journalistes que l’agression mérite d’être lourdement sanctionnée à l’heure où la mise en danger de sa santé personnelle n’a jamais été aussi inquiétante. Il continue son discours en affirmant que les forces de police font tout leur possible pour sécuriser les travailleurs et les employés du réseau de transport. Avec cette décision de justice, David Holmes veut montrer au public que la police et la justice prendront les mesures les plus radicales pour condamner toute personne qui mettrait en danger la vie des employés du TFL jusqu’à ce que la crise sanitaire se termine.

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Charles Flageul - Journaliste Londres

Charles Flageul

Étudiant en Troisième Année à Sciences Po Aix, je me destine au reportage vidéo.
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