Édition internationale

L’Unesco va évaluer les dégâts du Preah Vihear

L’Unesco prévoit l’envoi d’une mission à Preah Vihear pour évaluer les dégâts causés par les combats entre le Cambodge et la Thaïlande, après un cessez-le-feu conclu fin décembre.

L’Unesco va évaluer les dégâts du Preah Vihear L’Unesco va évaluer les dégâts du Preah Vihear
Écrit par Lepetitjournal Cambodge
Publié le 22 janvier 2026

UNESCO a annoncé son intention d’envoyer une mission technique au temple de Preah Vihear afin d’évaluer les dommages causés par les affrontements armés entre la Thaïlande et le Cambodge. L’intervention aura lieu lorsque les conditions de sécurité le permettront, a précisé l’agence des Nations unies dans un communiqué transmis à l’AFP.

Cette mission fait suite à une demande officielle des autorités cambodgiennes, qui souhaitent une évaluation indépendante de l’état du site, inscrit au patrimoine mondial depuis 2008 et situé dans une zone frontalière disputée de longue date.

Une mission sollicitée par Phnom Penh

« Les autorités nationales cambodgiennes ont demandé l’envoi d’une mission technique de l’Unesco afin d’évaluer de manière indépendante l’état actuel du temple », indique l’organisation onusienne.
« Cette mission sera entreprise dès que les conditions le permettront », ajoute-t-elle, sans avancer de calendrier précis.

Dès le 10 décembre 2025, l’Unesco avait appelé à la protection du patrimoine culturel dans cette région frontalière, citant explicitement le temple de Preah Vihear, après de nouveaux affrontements armés entre les deux pays.

Un contexte sécuritaire encore fragile

Un cessez-le-feu a été conclu à la fin du mois de décembre, mettant un terme à près de trois semaines de combats. Ces affrontements ont fait des dizaines de morts et provoqué l’évacuation de près d’un million de personnes des zones frontalières, côté cambodgien comme côté thaïlandais. Ces violences faisaient suite à un premier épisode de combats en juillet 2025, avant la signature d’un accord de cessez-le-feu qualifié de fragile, conclu en présence du président américain Donald Trump.

Des dégâts qualifiés de graves par les autorités cambodgiennes

Dans un communiqué publié la semaine dernière, le ministère cambodgien de la Culture a affirmé que les combats de juillet et de décembre avaient causé « de graves dommages aux structures architecturales originales » du temple. Selon Phnom Penh, ces destructions portent atteinte à l’intégrité d’un site majeur du patrimoine khmer et compromettent plusieurs années de travaux de conservation.

Les deux pays s’opposent depuis des décennies sur le tracé de leur frontière commune, longue d’environ 800 kilomètres, héritée de la période coloniale française. Le temple de Preah Vihear demeure l’un des principaux points de discorde entre Bangkok et Phnom Penh.

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