Des attachés militaires étrangers ont été invités à se rendre sur place afin de constater l’ampleur des destructions signalées par les autorités cambodgiennes.


Le gouvernement cambodgien a organisé, jeudi 5 mars, une visite à destination d’attachés militaires étrangers afin de leur permettre de constater les dégâts causés au temple de Preah Vihear lors des récents affrontements à la frontière thaïlandaise.
Les participants ont pu inspecter le temple, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, ainsi que les zones environnantes touchées par les combats.
Des destructions importantes selon les autorités cambodgiennes
Selon la porte-parole du ministère cambodgien de la Défense nationale, la lieutenant-générale Maly Socheata, deux attaques impliquant un nombre important d’armes lourdes auraient causé d’importants dégâts.
Ces opérations auraient notamment comporté des bombardements aériens menés à l’aide de drones et d’avions de combat, causant des destructions significatives de la structure du temple ainsi que dans les alentours.
La porte-parole a dénoncé des actes témoignant d’un mépris pour le patrimoine culturel et les sites sacrés, rappelant que le temple constitue un héritage majeur laissé par les ancêtres khmers.
Plus de 500 impacts identifiés
Les premières évaluations ont été menées par le ministère de la Culture et des Beaux-Arts entre le 7 et le 27 décembre 2025. Selon ces analyses, les dommages observés à l’intérieur du complexe seraient plus importants que ceux recensés lors des affrontements survenus en juillet 2025.
Une mission conduite le 28 décembre 2025 par l’Autorité nationale de Preah Vihear, appuyée par des documents photographiques et vidéo, a identifié 562 emplacements présentant des dégâts importants à l’intérieur de l’enceinte du temple.

Photo AKP
Phnom Penh réaffirme privilégier une solution pacifique
Les autorités cambodgiennes ont réaffirmé leur attachement à un règlement pacifique du différend frontalier, conformément au droit international et aux principes de la Charte des Nations unies ainsi que de la Charte de l’ASEAN.
Le gouvernement royal a également réitéré son opposition à toute menace ou usage de la force, tout en affirmant vouloir poursuivre une solution jugée juste et durable afin de garantir la paix, la stabilité et le développement des deux pays.
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