Édition internationale

Un nouveau traité pour diversifier les exportations du Cambodge ?

Le Cambodge poursuit ses démarches en vue d’une éventuelle adhésion au Partenariat transpacifique global et progressiste. Cet accord de libre-échange pourrait offrir de nouvelles opportunités commerciales, à condition de profondes réformes structurelles.

CPTPP : un levier pour diversifier les exportations du Cambodge ?CPTPP : un levier pour diversifier les exportations du Cambodge ?
Photo : AKP
Écrit par Lepetitjournal Cambodge
Publié le 10 février 2026, mis à jour le 18 février 2026

Une adhésion encore à l’étude

Les autorités cambodgiennes ont confirmé l’avancement des démarches en vue d’une éventuelle adhésion au Partenariat transpacifique global et progressiste (CPTPP). Cet accord de libre-échange de haut niveau regroupe douze économies d’Asie-Pacifique et des Amériques, parmi lesquelles le Japon, le Canada, l’Australie et le Royaume-Uni, seul pays européen.

L'ouverture de négociations formelles reste conditionnée à l’accord unanime des membres actuels du CPTPP, préalable indispensable à l’examen de toute candidature.

Un poids déjà significatif dans le commerce extérieur cambodgien

Les économies membres du CPTPP représentent actuellement 31 % des exportations cambodgiennes. En valeur, ces flux ont atteint 9,5 milliards de dollars en 2025, contre 8,4 milliards de dollars en 2024, traduisant une progression notable sur un an.

Cette part demeure toutefois concentrée sur des partenaires régionaux. Le Vietnam capte à lui seul 12 % des exportations du Cambodge, tandis que Singapour en représente environ 3 %. À l’inverse, les marchés CPTPP plus éloignés et à revenu élevé restent encore faiblement exploités par les exportateurs cambodgiens.

Des réformes structurelles en préalable

Une éventuelle adhésion permettrait au Cambodge d’intégrer un cadre renforcé en matière de règles commerciales, d’investissement et d’intégration aux chaînes de valeur régionales et mondiales. Cet accès élargi serait toutefois subordonné à la mise en œuvre de réformes substantielles.

Celles-ci concerneraient notamment les procédures douanières, les règles d’origine, les normes sanitaires et phytosanitaires, ainsi que le cadre réglementaire applicable aux investissements. Autant de chantiers structurels qui conditionnent la capacité du pays à tirer pleinement parti d’un accord de libre-échange de cette envergure.

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