Édition internationale

Le rapporteur spécial des Nations unies au Cambodge rend ses conclusions

Le rapporteur spécial de l’ONU Tom Andrews a achevé une mission au Cambodge consacrée aux droits humains, aux déplacés de la frontière et à la lutte contre les réseaux d’escroquerie en ligne.

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photo AKP
Écrit par Lepetitjournal Cambodge
Publié le 3 août 2026

Tom Andrews est le rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits humains au Cambodge. Ancien élu démocrate à la Chambre des représentants des États-Unis, il a également exercé auparavant la même fonction pour la Birmanie.

Nommé rapporteur spécial sur le Cambodge en avril 2026, il est chargé d’évaluer la situation des droits humains dans le pays et de dialoguer avec les autorités, les organisations de la société civile et les personnes concernées.

Au cours de sa mission, Tom Andrews a rencontré le Premier ministre Hun Manet ainsi que plusieurs responsables gouvernementaux. Il s’est également entretenu avec des représentants de l’opposition, des défenseurs des droits humains, des militants écologistes, des journalistes, des organisations de la société civile, des travailleurs humanitaires et des diplomates.

Le rapporteur spécial affirme avoir pu accéder librement à des lieux de détention, à un site accueillant des personnes déplacées et à une zone frontalière affectée par les affrontements entre le Cambodge et la Thaïlande. 

Des inquiétudes sur les déplacés et les libertés publiques

Dans ses conclusions présentées à Phnom Penh le vendredi 31 juillet 2026, Tom Andrews a fait état de plusieurs préoccupations majeures.

Il s’est notamment rendu sur un site de relogement où environ 20 000 personnes seraient toujours déplacées après les combats de l’année précédente entre le Cambodge et la Thaïlande. Certaines personnes rencontrées lui auraient indiqué ne pas pouvoir regagner leur domicile, situé dans des zones désormais contrôlées par l’armée thaïlandaise.

 

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Un village de déplacés

« Les personnes déplacées par un conflit armé ont le droit de retourner chez elles en vertu du droit international », a déclaré le rapporteur spécial, appelant les deux pays à faciliter leur retour. 

Tom Andrews a également exprimé son inquiétude concernant les personnes détenues pour avoir exercé leur liberté d’expression, de réunion ou d’association. Selon les informations qu’il dit avoir reçues, plus d’une centaine de personnes pourraient être concernées.

« Personne ne devrait être emprisonné pour avoir exercé ses droits humains fondamentaux », a-t-il déclaré.

Il a par ailleurs souligné l’importance des libertés publiques dans la perspective des prochaines élections cambodgiennes. Les électeurs devraient, selon lui, pouvoir accéder à une pluralité d’opinions et d’informations afin de faire un choix éclairé

Les cyberescroqueries au centre des préoccupations

La lutte contre les réseaux transnationaux d’escroquerie en ligne figurait également parmi les dossiers examinés au cours de la mission.

Tom Andrews a reconnu les efforts récents du Cambodge contre ces réseaux criminels, tout en exprimant des réserves concernant de possibles liens entre certaines opérations et des responsables de haut rang.

Il s’est aussi inquiété du sort de nombreux ressortissants étrangers libérés de complexes d’escroquerie, mais qui ne pourraient pas encore retourner dans leur pays.

Le rapporteur spécial a néanmoins déclaré rester optimiste quant à l’avenir du Cambodge et salué les progrès économiques réalisés au cours des dernières années. Il a indiqué que ses échanges avec les autorités avaient permis d’identifier plusieurs sujets de discussion pour la suite. 

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