Le Sénat cambodgien adopte une nouvelle loi sur l’aviation civile, modernisant la réglementation et ouvrant la voie à une meilleure connectivité régionale et internationale.


Le Cambodge franchit une nouvelle étape dans la structuration de son secteur aérien. Le 5 janvier 2026, le Sénat a approuvé une nouvelle loi sur l’aviation civile, destinée à renforcer le cadre juridique de gestion et de développement de ce secteur stratégique. Ce texte vient actualiser la législation en vigueur depuis 2008, dans un contexte de reprise du trafic aérien et de volonté affichée d’améliorer la connectivité internationale du royaume.
Une loi alignée sur les standards internationaux
Élaborée avec l’appui de l’Organisation de l’aviation civile internationale, la nouvelle loi introduit un ensemble de dispositions élargies couvrant l’ensemble des activités aéronautiques. Elle encadre notamment l’utilisation des drones, la formation du personnel aérien, la construction et la maintenance des aéronefs, la météorologie, les assurances, ainsi que les questions de sécurité et de protection de l’environnement.
Selon les autorités, ce cadre actualisé doit permettre d’aligner la réglementation cambodgienne sur les normes internationales, tout en accompagnant le développement à long terme du secteur.
Des accords régionaux pour ouvrir les marchés
L’adoption de cette loi s’accompagne de la ratification de plusieurs accords et protocoles aériens majeurs. Parmi eux figure l’Accord global sur le transport aérien UE–ASEAN signé en 2022, visant à faciliter l’accès aux marchés et à renforcer la connectivité entre l’Union européenne et l’ASEAN.
Le Sénat a également approuvé le protocole n°3 de l’accord sur le transport aérien ASEAN–Chine, qui élargit les droits dits de cinquième liberté, ainsi que le protocole d’application des 11e et 12e paquets de services aériens de l’ASEAN. Ces textes ouvrent la voie à un marché régional de l’aviation plus libéralisé et à une concurrence accrue entre compagnies.
Une connectivité encore largement régionale
Actuellement, 36 compagnies aériennes opèrent des vols au départ et à destination du Cambodge. Le pays ne dispose toutefois de liaisons directes qu’avec 15 États, essentiellement situés en Asie. Aucune ligne directe ne relie encore le royaume à l’Europe, à l’Amérique du Nord ou du Sud, à l’Afrique ou à l’Australie.
Cette situation constitue un enjeu majeur pour le développement de la connectivité internationale du Cambodge. Les réformes engagées visent précisément à créer un environnement réglementaire plus attractif, susceptible de favoriser l’ouverture de nouvelles liaisons et de renforcer le rôle du transport aérien dans le développement économique du pays.
Sur le même sujet



















