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La Cour suprême cambodgienne examine l’appel de Rong Chhun

La Cour suprême a examiné lundi l’appel de Rong Chhun, conseiller du parti d’opposition Nation Power Party, contre sa condamnation pour incitation et son interdiction définitive d’exercer une activité politique. Le verdict est attendu le 19 juin.

La Cour suprême cambodgienne examine l’appel de Rong Chhun La Cour suprême cambodgienne examine l’appel de Rong Chhun
Des centaines de sympathisants se sont rassemblés devant la Cour suprême pour réclamer l'annulation de la condamnation de Rong Chhun, lors de son audience d'appel le 15 juin 2026. (CamboJA/Pring Samrang)
Écrit par Lepetitjournal Cambodge
Publié le 16 juin 2026

Lors de l’audience de lundi, plus de 500 partisans se sont rassemblés à l’extérieur du tribunal, brandissant des banderoles et scandant « drop charge », appelant la justice à accorder la liberté à Rong Chhun après le rejet de son appel contre sa condamnation pour incitation en avril de cette année.

Une condamnation lourde contestée

Le tribunal municipal de Phnom Penh l’a condamné en mai 2025 à quatre ans de prison, à une amende de quatre millions de riels (environ 1 000 dollars), et lui a retiré son droit de vote ainsi que celui de se présenter à une élection.

Pour en savoir Plus Rong Chhun condamné à quatre ans de prison et privé de ses droits politiques

Des organisations de défense des droits humains et des figures de l’opposition ont dénoncé une procédure judiciaire « injuste et politiquement motivée ».

Un appel à la justice et à la réconciliation

Rong Chhun, ancien président de la Confédération cambodgienne des syndicats et actuel conseiller du Nation Power Party, a exhorté la Cour suprême à l’acquitter et à lui restituer ses droits politiques afin de garantir des élections communales libres et équitables.

« J’espère que le tribunal me rendra justice et restaurera ma liberté afin que je puisse poursuivre ma carrière politique », a déclaré Rong Chhun à ses partisans à l’extérieur du tribunal lundi matin.

« J’espère également que le tribunal fera preuve de réconciliation nationale et d’unité nationale, ce qui pourrait commencer par mon affaire », a-t-il ajouté.

Il a souligné que le système judiciaire joue un rôle essentiel dans la promotion de la justice sociale, en particulier pour les personnes dont la voix est souvent ignorée.

« J’ai demandé aux responsables judiciaires de ne pas engager arbitrairement des poursuites pour incitation contre des militants et des politiciens lorsque la police transmet des dossiers aux tribunaux. Nous n’avons jamais vu une justice appliquée de manière égale aux voix de l’opposition », a affirmé Rong Chhun.

Des inquiétudes sur les droits politiques

Le directeur des opérations de l’organisation de défense des droits Licadho, Am Sam Ath, a déclaré que priver une personne de ses droits politiques va à l’encontre de l’esprit de la Constitution, qui garantit à tous les citoyens le droit de participer à la vie politique et de voter.

« Rong Chhun est un homme politique. Lorsque ses droits politiques sont retirés, il perd des droits civiques essentiels et ne peut plus participer pleinement aux activités politiques », selon Am Sam Ath.

« Lorsque son droit de se présenter à une élection est révoqué, il ne peut pas concourir, soutenir efficacement son parti ni préserver la réputation de celui-ci », a-t-il ajouté.


Khuon Narim

Avec l'aimable autorisation de CamboJA News, qui a permis la traduction de cet article et ainsi de le rendre accessible au lectorat francophone.

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