Le ministère des Mines et de l’Énergie (MME) a publiquement réaffirmé sa volonté de mettre en place un cadre réglementaire pour le marché des certificats d’énergie renouvelable (REC).


Des certificats pour soutenir la décarbonation au Cambodge
Inspirés des quotas carbone, les REC sont attribués par une autorité indépendante aux producteurs d’électricité issue de sources renouvelables. Ils peuvent ensuite être revendus à des industriels désireux de réduire l’empreinte carbone de leur activité.
Ce mécanisme poursuit un double objectif. Il doit permettre aux producteurs de générer une source de revenus supplémentaire et offrir aux sociétés exportatrices un outil susceptible de renforcer leur compétitivité commerciale.
Lancé au Cambodge en 2025, le dispositif a toutefois été suspendu la même année. Cette suspension faisait suite à plusieurs difficultés liées au cadre réglementaire, notamment à la propriété des certificats et à la création d’un standard national.
Un marché cambodgien encore peu mature
La mise en place d’un marché des REC au Cambodge s’inscrit dans les objectifs nationaux de décarbonation. Le pays vise 70 % de capacités de production décarbonées installées à l’horizon 2030.
Le faible niveau de maturité du marché et les incertitudes concernant le montant des recettes potentielles plaident toutefois en faveur d’une réglementation limitée au strict nécessaire. Le futur cadre devra tenir compte des besoins de financement du modèle énergétique cambodgien, tout en permettant aux producteurs d’énergies renouvelables d’accroître leurs investissements.
Le défi consiste désormais à trouver un équilibre réglementaire adapté au développement du secteur.
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