Édition internationale

Trois regards sur les racines et l’identité exposés à F3 au Cambodge

L’exposition collective Résonances – Aux racines bat le cœur réunit Arina Starykh, Ashley Schneiter et Ismaël Roubert-Gueye autour de photographies interrogeant la mémoire et l’identité. À l’occasion du Phnom Penh Festival, cet ensemble photographique présenté à F3 du 22 octobre au 22 novembre s’inscrit dans la thématique « habiter le monde ».

Ismaël Roubert

Trois projets en une seule exposition

La démarche des trois artistes fait écho à leurs origines et à la place de celles-ci dans la construction de leur identité. L’image devient un espace où se dessine la relation de chacun au monde, au croisement de la mémoire, des origines, de l’appartenance et de l’identité.

Dans Le sang est plus épais que l’eau (2026), Arina Starykh rend hommage au travail des femmes de sa famille. Elle s’attache aux gestes du quotidien, qu’elle photographie ou reconstitue comme les traces d’un mode de vie rural transmis de génération en génération et étroitement lié à la nature.

Ashley Schneiter aborde la représentation photographique du corps masculin noir et les imaginaires qui lui sont associés. Son projet documentaire porte sur la lutte sénégalaise, le laamb, pratique ancrée dans les traditions culturelles, sociales et spirituelles du Sénégal.

Ismaël Roubert-Gueye s’appuie sur des archives familiales, des expérimentations plastiques et des écrits théoriques pour questionner la condition métisse. Son travail ouvre la réflexion à d’autres formes d’identité et à de nouvelles manières d’habiter le monde.

Dans les trois projets, le corps se situe au croisement de l’intime et du social. Il devient un espace de mémoire, de résistance ou de projection. Les tensions et les porosités entre expériences singulières et collectives donnent à voir l’identité comme un processus en évolution, tout en restant ancré dans les origines.

Arina Starykh

Née à Moscou, en Russie, en 1996, Arina Starykh vit et travaille à Paris. Elle est diplômée de l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles depuis 2025. Sa pratique photographique explore l’intime, la mémoire corporelle et les représentations des femmes, ainsi que les liens entre le corps, le regard, l’héritage et la vulnérabilité.

Ashley Schneiter

Ashley Schneiter associe photographie documentaire et mise en scène. Diplômée du Bachelor Photographie de l’École cantonale d’art de Lausanne (ECAL) en 2026, sa pratique porte sur la politique du corps, l’identité et les mécanismes de représentation. Elle examine les tensions liées au pouvoir, à la vulnérabilité, à la mémoire et à la fiction. Son approche visuelle engagée s’inspire de l’histoire du portrait et des formes contemporaines de réappropriation de l’image.

Ismaël Roubert-Gueye

Artiste et designer graphique franco-sénégalais, Ismaël Roubert-Gueye est diplômé de la Haute École des arts du Rhin, à Strasbourg. Son travail s’appuie sur ses origines métisses pour concevoir des gestes graphiques et des propositions artistiques. Il imagine des espaces où se développent de nouvelles façons de communiquer, de penser et de percevoir, mais aussi d’interroger le monde. Ses ambiances et ses représentations prennent forme dans des univers hybrides et fluides.

Informations pratiques
Fini le22nov.

Jusqu'au 22 nov. à 0:00

Adresse

215 Street 13
Phnom Penh

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