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NOËL EN ROUMANIE - Quelques traditions et coutumes à connaître

Par Lepetitjournal Bucarest | Publié le 21/12/2018 à 00:00 | Mis à jour le 21/12/2018 à 06:55
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Que vous soyez Français ou Roumain, vous sentirez bientôt avec plaisir l'odeur du cozonac et vous écouterez les chants de Noël pendant que vous dégusterez un bon vin chaud. Les fêtes de Noël sont riches en traditions même si certaines d'entre elles ont disparu avec le temps. Notre rédaction les décrypte pour vous.

 

 

 

Mos Craciun ou Mos Gerila?


Vos grand-parents se rappelleront peut-être que, sous Ceausescu, durant plusieurs décennies, les communistes avaient décidé de remplacer le père Noël roumain, Mos Craciun, par Mos Gerila, un personnage qu’ils avaient inventé pour effacer de la conscience collective la dimension religieuse de cette fête. Le même vieil homme sympathique en habits rouges et blancs venaient offrir des cadeaux aux petits mais cela avait lieu à la fin de l’année, le 30 ou le 31 décembre et les cadeaux n’étaient plus déposés sous le sapin de Noël (bradul de Crăciun) mais sous "l’arbre d’hiver" (pom de iarna). D’ailleurs, le 25 et le 26 décembre n’étaient plus des jours fériés, et les fêtes de Noël étaient renommées "fêtes d’hiver" et commençaient officiellement le 27 décembre. Une anecdote qui pourrait bien plomber votre repas en famille.

 


L’abattage du cochon

Une autre tradition qui en dérouterait plus d’un est le sacrifice du cochon. Cela a lieu généralement le 20 décembre, pour la fête de Saint Ignat. On raconte que la nuit d’avant Ignat, les cochons rêvent qu’ils vont être tués. Cette tradition existerait depuis la période pré-chrétienne quand les hommes sacrifiaient leurs animaux, surtout des porcs, et les donnaient en offrandes aux Dieux comme un remerciement de l’année qui vient de s’écouler. D’autres racontent que cette même coutume est un symbole de la divinité qui meurt et renaît. Pour l’anecdote, l’Union Européenne a décidé de permettre à la Roumanie de continuer cette manière traditionnelle d’abattage du cochon qui se fait à l’aide d’un couteau, plutôt que d’utiliser les méthodes d’abattage standard et sans douleur imposées par les règlements de l’UE. Après l’abattage, la peau du cochon est brûlée et les poils enlevés au couteau. La famille peut donc commencer à préparer les plats traditionnels de Noël comme les saucisses maisons, la toba ou les caltabosi, la tochitura ou la piftie, car, comme le dit si bien le proverbe: tout est bon dans le cochon.

 


Les chants de Noël


Les colinde ou chants de Noël sont une des coutumes les plus prisées de Roumanie. Même si les enfants sont de moins en moins nombreux à participer à cette joyeuse coutume qui consiste à annoncer l’arrivée des fêtes et chasser les mauvais esprits, elle reste quand même assez présente, surtout à la campagne. Ainsi, selon la tradition, le matin de la veille de Noël, les premiers chanteurs sillonnent le village, de maison en maison, pour chanter une chanson appelée «Buna dimineata». A l’époque on les récompensait avec des noix, des pommes ou des covrigi (craquelins ronds) mais aujourd’hui on donne des sucreries et de l’argent. Des fois, même dans les villes on retrouve des groupes d’enfants qui passent d’appartement en appartement pour chanter. Attention, on dit que pour ceux qui ne veulent pas leur ouvrir par radinerie, s'annonce une mauvaise année. Dans le Maramures, les adultes aussi accompagnent les enfants et sont accueillis avec du cozonac, des sarmale, des plats à base de porc et du vin.


Selon les vieilles coutumes, les chanteurs de Noël portent de beaux costumes mais aussi des cloches, des tambours et des fouets et font du bruit pour éloigner les mauvais esprits. Dans certaines régions de la Roumanie, on retrouve aussi des danses qui accompagnent ces chants comme l’Ours ou la Chèvre. Si vous avez la chance d’être en Moldavie ou en Bucovine, vous aurez peut-être l’occasion de voir la "dance de l’Ours" où des jeunes hommes portent des costumes d’ours dansent dans un rituel qui met en scène la mort et la renaissance de l’ours pour symboliser la nouvelle année. Ce rituel aurait des origines des très anciennes remontant au temps des Géto-Daces qui considéraient l’ours comme un animal sacré. Dans le village de Comanesti, à côté de Bacau, on porte de vraies peaux d’ours.
La chèvre est une autre tradition festive haute en couleurs qui a lieu en général le soir de Noël. Un homme, portant un costume multicolore représentant une chèvre est accompagné par plusieurs chanteurs, va sauter et danser en essayant d’effrayer les hôtes.

 

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Lepetitjournal Bucarest

Lepetitjournal.com de Bucarest est un quotidien comprenant une newsletter et un site Internet. Il informe notamment sur l'actualité roumaine.
1 Commentaire (s)Réagir
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Fabi sam 22/12/2018 - 22:07

Magnifique article qui représente très bien les coutumes roumaines qui se préserves même aujourd'hui, en vous souhaitant un grand "sărbători fericite"

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