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Comment se prémunir des nuisibles au Cambodge

Par Lepetitjournal Cambodge | Publié le 17/12/2021 à 18:30 | Mis à jour le 17/12/2021 à 11:10
San with the trap 2

Publi-information

 

Pour répondre à cette question, nous sommes allés rencontrer Lionel MAITREPIERRE, fondateur et directeur général de Pestlab Exterminator, pour qu'il nous éclaire sur les meilleures méthodes de se prémunir contre les bêtes et les nombreux insectes invasifs du Cambodge.

 

 

 

Lionel, pouvez-vous nous dresser une carte de la situation des nuisibles au Cambodge ?

 

Comme tout pays tropical et en voie de développement, le Cambodge est confronté à une prolifération de nombreux animaux nuisibles. On pense bien sûr aux moustiques (290 espèces répertoriées au Cambodge), mais aussi aux cafards, aux rats et souris, aux termites, aux fourmis, aux frelons asiatiques, mites et puces de lit. On pourrait dresser une liste à la Prévert…

On recense de nombreux cas où les problèmes de nuisibles ont été pris en main trop tard, générant des frais importants aussi bien pour les propriétaires que pour les occupants des lieux. On pense évidemment aux bâtiments qui ont fini par s’effondrer à force d’être rongés par les termites. Mais on oublie les risques d’incendie dû à des fils électriques grignotés par un rongeur qui peuvent faire tout autant de dégât au final, voire plus si le feu s’étend chez le voisin. 

 

Moins grave mais très fréquent sont les destructions de matériels ménagés ou encore de draps et tissus à cause d’urines de rongeurs ou de cafards. Nous avons aussi des cas de documents papiers importants, voire de l’argent liquide, dévorés par des termites. C’est sans compter les problèmes de pathogènes arrivant dans les aliments dus à des défections de souris ou de cafards et donc les maladies qui en découlent. Sans parler du risque réputationnel pour un restaurant ou un hôtel par exemple si la clientèle y voit se promener des cafards ou des rats.

Le Cambodge, aussi accueillant et souriant soit-il, n’est pas de tout repos du côté des nuisibles.

 

Parlez-nous plus spécifiquement des moustiques alors…

 

La situation des villes est différente de celle des campagnes. 

Dans les campagnes, en plus du moustique tigre en saison des pluies, le problème se situe surtout dans les zones marécageuses où le moustique anophèle, vecteur de la malaria, sévit. La moustiquaire y est indispensable de jour comme de nuit. 

Nous avons fait quelques sondages et il s’avère que le problème numéro Un en ville, ce sont les moustiques, quelle que soit la ville du Cambodge. 

Du mois de novembre au mois de mai le principal moustique est le culex, un moustique nocturne qui se développe par millions dans les réseaux d’eau usée. Heureusement, ils sont vecteurs de peu de maladies (à part la fièvre du Nil occidental qui reste asymptomatique dans 80% des cas), mais leur nombre très élevé et le fait qu’ils vivent de nuit empoissonnent le sommeil des gens. 

Avec l’arrivée de la mousson en juin, surgissent les moustiques tigres. Moins nombreux, mais très agressifs, ils se développent dans les petits récipients d’eau à l’ombre qui ont été remplis par les pluies (canettes, soucoupe de pot de fleur, jarres d’eau, etc.). Les moustiques tigres sont vecteurs de nombreuses maladies dont la dengue, mais aussi le chikungunya et le Zika. Ce sont des maladies à prendre vraiment au sérieux et contre lesquelles il est important de mettre en place des solutions pour s’en prémunir (lutte intégrée contre les moustiques, pièges à moustiques, répulsifs, vêtements longs, moustiquaire pendant la sieste, utilisation de larvicide ou de poissons guppy dans les pots d’eau stagnante, etc.).

 

schéma fonctionnement piège à moustiques
schéma fonctionnement piège à moustiques

 

De fait, en ville, il n’y a que 2 mois de l’année sur 12 où les moustiques ne posent pas de problème majeur et 10 durant lesquels ils sont un véritable souci. Or, face à cela l’utilisation d’insecticide est devenue totalement inefficace comme l’a démontré l’Institut Pasteur du Cambodge en 2018

 

Il a donc fallu trouver d’autres techniques plus efficaces et durables. C’est pour cela que nous recommandons en intérieur d’utiliser des pièges à LED et que nous proposons systématiquement en extérieur des pièges moustiques à CO2 qui marchent remarquablement bien. Pestlab Exterminator est d’ailleurs le principal partenaire au Cambodge de la société allemande Biogents, le leader mondial de ce genre de dispositif. En pleine saison ce sont des milliers de moustiques qui sont ainsi capturés dans chaque piège permettant ainsi d’avoir des journées et des nuits bien plus agréables.

 

Comment est née l’idée de créer Pestlab Exterminator ?

 

L’idée de lancer Pestlab est venue surtout parce que je ne supportais plus de voir les traitements par fumigation toxique effectués dans tous les hôtels de Siem Reap. Je me disais qu’il devait bien y avoir d’autres techniques plus efficaces et moins nocives pour la santé et l’environnement. En plus, il apparaissait évident que ces traitements étaient en plus inefficaces.

Une rencontre par hasard avec un spécialiste français en traitement de nuisibles a permis de créer une collaboration qui a donné naissance à Pestlab Exterminator.

Etant au Cambodge depuis 2012, ayant déjà monté une première entreprise et un carnet d’adresse auprès de restaurants et d’hôtels, il a été facile de lancer l’activité, les besoins en matière de pest control de qualité, on l’a vu, étant bien présents.

 

 

Quels sont les points forts de vos services pour des résidents francophones ?

 

Pour un résident francophone au Cambodge, notre plus-value se décline sur 3 axes :

  • -L’expertise de notre société repose sur des standards français, tant en termes de résultat, de sécurité et de service, ainsi que sur 6 années de pratique et d’expérience de terrain au Cambodge dans la lutte contre les nuisibles en tout genre. Au-delà des standards techniques il s’agit aussi de standards culturels et de compréhension des attentes de personnes habituées à un confort à l’européenne.
  • Le responsable opérationnel, qui est un associé de l’entreprise, a été formé en France et possède notamment un diplôme de paysagiste émis par le Ministère de l’Agriculture qui ouvre droit à un certificat certiphyto et également une formation plus spécifique qui donne un certificat appelé certibiocide délivré par le Ministère de la transition énergétique et solidaire. Nous continuons d’ailleurs à nous former en ligne aux nouvelles techniques et aux nouvelles découvertes en matière de lutte contre les nuisibles.
  • -Même si au quotidien la langue de travail avec les équipes se fait en anglais (ou en khmer au besoin), il y a possibilité d’échanger en français avec les associés et responsables de la société afin de s’assurer d’une parfaite compréhension. On évite ainsi toute situation d’incompréhension et de blocage potentiel.
  •  
Lionel nous montre le fruit de sa "récolte" de moustiques
Lionel nous montre le fruit de sa "récolte" de moustiques 

 

Nous avons trois antennes dans les principales villes francophones du pays : Phnom Penh, Siem Reap et Kampot. Battambang est pour le moment couvert à partir de Siem Reap jusqu’à l’ouverture prochaine d’une antenne spécifique. Nous pouvons ainsi offrir nos services dans 12 provinces, dont Banteay Meanchey, Battambang, Kampong Thom, Kep et Sihanoukville (y compris sur les îles).

 

Comment voyez-vous l’évolution de la situation des nuisibles et de votre activité au Cambodge ?

 

La pratique des traitements contre les nuisibles, on le voit déjà en Europe, s’oriente de plus en plus vers des traitements ayant un faible impact écologique puisqu’ils permettent de limiter les risques de développement de résistance. Cela nécessite au Cambodge un important travail de sourcing à l’international et de recherche et développement en interne, puisque les produits écologiques y sont peu disponibles.

 

Dans ce domaine, nous avons une avance sur tous les autres prestataires de ce service. Cela a été démontré le mois dernier en recevant de la Chambre de Commerce Eurocham une reconnaissance spéciale pour nos efforts de Responsabilité Social de l’Entreprise (RSE), notamment en matière écologique.

 

A long terme, les travaux de voirie et d’évacuation des eaux usées, comme c’est le cas à Siem Reap, pourraient faire baisser la présence de moustiques culex en ville, sans pour autant résoudre le problème des moustiques tigres. Par contre, l’augmentation de la concentration urbaine et le développement d’accoutumance des rongeurs aux rodenticides poseront de plus en plus de problèmes de rats à Phnom Penh, comme c’est le cas actuellement dans des grandes villes comme Paris et Bangkok. C’est pour cette raison que nous travaillons déjà sur des solutions plus efficaces et soutenables à long terme.

 

Un dernier mot ?

 

Au Royaume des Merveilles, soyez toujours prévoyant pour éviter les mauvaises surprises, demandez le bilan gratuit de votre habitation - termites - moustiques - nuisibles, nous vous proposerons une solution efficace adaptée.

 

je souhaite à vos lecteurs de très bonnes fêtes de fin d’année.

 

 

Pour contacter Pestlab Exterminator : 

Tel :017 244 410 (EN, FR, KH)

Mail : info@pestlabcambodia.com

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Raphael Ferry

Rédacteur en chef de l'éditon Cambodge.

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