Cyrille Gouyette, Une street histoire de l’art

Par Julie Lehrmann | Publié le 30/10/2021 à 07:00 | Mis à jour le 30/10/2021 à 07:00
Cyrille Gouyette à la librairie française présentant son oeuvre

Le street art, une technique contemporaine qui, pourtant, s’inspire plus que l’on ne le croit du passé. Le mercredi 20 octobre, l’auteur Cyrille Gouyette est venu présenter son nouvel ouvrage, Une street histoire de l’art, à la Libreria Stendhal de Rome.

 

Cyrille Gouyette est historien de l’art et chargé de mission au musée du Louvre à Paris. Dans Une street histoire de l’art, son livre sorti sous des éditions alternatives, l’auteur s’intéresse à l’art à travers toutes les époques. Il met en évidence chaque artiste avec une technique qui lui est propre en fonction de la société dans laquelle il évolue. Cet ouvrage, avec comme sous-titre, « 50 ans d’art urbain révèlent 5000 ans d’histoire de l’art », témoigne de l’intérêt de Cyrille Gouyette d’étudier tout le côté artistique du mouvement et non les messages sociaux et politiques, très fréquemment véhiculés par celui-ci. Les artistes sélectionnés dans l’ouvrage peuvent être connus, comme le célèbre JR, mais bon nombre sont anonymes. Et l’histoire de l’art débute dès la préhistoire, en passant par Jean-Baptiste Pigalle, Gustave Courbet…

 

Le street art dans la Cité Éternelle

De plus en plus de villes et de métropoles commandent des œuvres auprès des artistes, à l’image du palais Farnèse, qui a été éventré par le maître du trompe l’œil, JR. Depuis le 21 juillet, les 600 mètres carrés d’anamorphoses sont visibles, et ce durant une année. Pour les municipalités, ces commandes ont pour but d’embellir la ville, de la rendre plus attractive, de faire accroître le tourisme, car l’art est plus accessible dans la rue que dans les musées. Bien souvent, l’œuvre urbaine est comparée aux œuvres historiques ; fréquemment, elles sont totalement transformées. Les musées ne sont pas abordables par toute la population, tandis que la rue tout le monde y passe.

 

Un musée à ciel ouvert

Comme Cyrille Gouyette l’explique dans son livre, même si les œuvres de street art sont effacées, remplacées et ne durent jamais longtemps, elles restent éternellement visibles grâce aux réseaux sociaux. En particulier sur Instagram, leur histoire se poursuit. L’œuvre en trompe-l’œil révèle des arches et des fresques, en évoquant le passé, mais surtout en le revisitant. Le street art s’étend sur deux voire trois générations, les codes n’ont pas changé et les défis sont de plus en plus grands. Il est difficile pour Cyrille Gouyette de définir si celui-ci va s’essouffler un jour, ou au contraire, perpétuer dans le temps et remplacer les musées.

Sur le même sujet
Julie Lehrmann

Julie Lehrmann

La curiosité est un vilain défaut. Moi c’est Julie Lehrmann et j’en ai fais une passion : le journalisme. Conter et mettre en lumière les histoires de chacun est ce qui m’anime au quotidien.
0 Commentaire (s) Réagir

Soutenez la rédaction Rome !

En contribuant, vous participez à garantir sa qualité et son indépendance.

Je soutiens !

Merci !

Marie Astrid Roy

Rédactrice en chef de l'édition Rome.

À lire sur votre édition internationale