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En mars, un pas de plus vers l’égalité Femme-Homme

Par Rachel Brunet | Publié le 01/03/2021 à 16:21 | Mis à jour le 02/03/2021 à 11:19
Égalité femme homme

C’est en 1977 que les Nations Unies reconnaissent officiellement le 8 mars comme la Journée internationale des femmes. Pour la troisième année consécutive, notre édition a décidé d’étendre cette journée dédiée aux femmes et aux droits de la femme sur tout le mois de mars. En 2021, les inégalités entre femmes et hommes sont toujours une réalité. Frappante. Inégalités davantage marquées par la pandémie.

 

Pour un future égalitaire

ONU Femmes annonçait en fin d’année 2020 le thème de la Journée internationale des femmes « Leadership féminin : Pour un futur égalitaire dans le monde de la Covid-19 ». Un thème célébrant les incroyables efforts déployés par les femmes et les filles du monde entier afin de façonner un futur et une relance plus égalitaires suite à la pandémie de Covid-19. Il s’aligne également sur le thème prioritaire de la 65e session de la Commission de la condition de la femme, « Participation pleine et effective des femmes à la prise de décisions dans la sphère publique, élimination de la violence, réalisation de l’égalité des sexes et autonomisation de toutes les femmes et de toutes les filles ».

« Afin de défendre les droits des femmes et de tirer pleinement parti du potentiel du leadership des femmes en matière de préparation et d’intervention face à la pandémie, les perspectives des femmes et des filles dans toute leur diversité doivent être intégrées dans la formulation et la mise en œuvre des politiques et des programmes dans tous les domaines et à tous les stades des plans de lutte et de relance mis en place dans le cadre de la pandémie » annonce ONU Femmes.

En France, le mouvement #JamaisSansElles oeuvre en faveur de la mixité. Quelque deux cents entrepreneurs humanistes, acteurs du numérique, des médias, de l’éducation, de la politique, habitués des débats et manifestations publiques, refusent désormais d’y participer si des femmes n’y sont pas également associées. Un pas de plus vers la parité à l’heure où les plateaux télévisés ou Unes de média grouillent de « spécialistes » hommes.

 

Des avancées sociétales

Aux États-Unis, le « Mois de l’histoire des femmes » a vu le jour en tant que célébration nationale en 1981 lorsque le Congrès a adopté une loi qui a autorisé et demandé au Président de proclamer la semaine commençant le 7 mars 1982 « Semaine de l’histoire des femmes ». Au cours des cinq années suivantes, le Congrès a continué d’adopter des résolutions conjointes désignant une semaine en mars à l’histoire des femmes. En 1987, après avoir été sollicité par le National Women’s History Project, le Congrès a désigné le mois de mars 1987 comme « Mois de l'histoire des femmes ». Entre 1988 et 1994, le Congrès a adopté des résolutions supplémentaires demandant et autorisant le Président à proclamer le mois de mars de chaque année « Mois de l’histoire des femmes ». Depuis 1995, les présidents ont publié une série de proclamations annuelles désignant ainsi le mois de mars. Ces proclamations célèbrent les contributions des femmes aux États-Unis et reconnaissent les réalisations spécifiques que les femmes ont accomplies au cours de l'histoire américaine dans une variété de domaines.

Les travaux domestiques non rémunérés accomplis chaque année par les femmes représentent plusieurs milliers de milliards de dollars. Rien qu’aux États-Unis, cette somme s’élevait à environ 1 200 milliards de dollars en 2019, soit quasiment le poids économique de l’État de New York à la même date.  Le fait que l’institution économique considère ces tâches comme du travail – travail effectué de manière disproportionnée par les femmes – et leur attribue une valeur constitue une victoire pour les économistes féministes, qui soutiennent depuis des décennies que la contribution des femmes à la société est en grande partie invisible sur le plan économique. Nina Banks, maîtresse de conférence de sciences économiques à l’université Bucknell, va plus loin. Elle affirme qu’il existe une autre forme de travail historiquement négligée et non comptabilisée : l’engagement communautaire des femmes noires et des autres femmes marginalisées. « En plus du travail rémunéré que nous accomplissons pour nos communautés et du travail non rémunéré dans nos foyers, nous faisons un autre travail communautaire. Nous sommes épuisées  ! » explique-t-elle. Et de rajouter « reconnaître cet engagement militant comme du travail, c’est mettre en évidence le fardeau supplémentaire que portent les femmes à la peau foncée ».

Une autre avancée historique pour les femmes s’est jouée hier. Trois femmes étaient nominées pour le prix du meilleur réalisateur aux Golden Globe Awards - la première fois qu'il y en a plus d'une en une seule année. Regina King, Chloe Zhao et Emerald Fennell étaient en lice pour ce prix, qui n'avait auparavant nominé que cinq femmes au cours des 77 ans d'histoire des Golden Globes. Donnée ultra-favorite face à ses concurrents, la cinéaste chinoise Chloé Zhao est reparti avec deux prix prestigieux dont le Golden Globe de la meilleure réalisatrice – devenant la première femme asiatique à remporter ce prix et la deuxième femme de l’histoire des Globes à s’imposer dans la catégorie.

Parler, rendre compte et agir pour faire reculer les inégalités entre femmes et hommes doit aussi faire partie de la mission des médias. Notre édition s’y engage depuis plus deux ans, aux côtés de ses lectrices et de ses lecteurs. Pour elles. Pour eux. Pour nous tous, ensemble.

Tout au long de ce mois de mars 2021, notre édition se penchera sur des sujets sociétaux concernant les femmes et l’égalité Femmes-Hommes parallèlement à notre projet éditorial annuel « Femmes Leaders ».

 

 

 

 

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Rachel Brunet

Rachel Brunet

Après être passée par la presse économique et la presse spécialisée, Rachel Brunet est la directrice et la rédactrice en chef des éditions New York et Miami du Petit Journal.
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