Des États-Unis à la France, la notion de liberté d’expression diffère

Par Rédaction - New York | Publié le 05/04/2021 à 16:08 | Mis à jour le 05/04/2021 à 16:17
Liberté d’expression

La Maison Française de l'Université de New York, les Services Culturels de l'Ambassade de France aux États-Unis et le French Institute Alliance Française (FIAF) organisent conjointement une grande rencontre en ligne «  Liberté d'expression, Free Speech and "Cancel Culture" A transatlantic festival » du 23 au 25 avril 2021. L’idée : aborder la question de la liberté d’expression des deux côtés de l’Atlantique.

 

Cancel Culture, un festival en ligne

Parmi les invités, Caroline Fourest, Manon Garcia, Laura Kipnis, Philippe Lançon, Marie-Anne Matard-Bonucci, James McAuley, Laure Murat, Suzanne Nossel, Nell Irvin Painter, Thomas Chatterton Williams, Lauren Wolfe, ainsi qu'une performance et une discussion avec Tania de Montaigne. Présenté entièrement en ligne le week-end du 23 au 25 avril, le festival propose trois conversations approfondies, chacune centrée sur un sujet brûlant : la religion, le 23 avril à 13 h (ET) ; la sexualité, le 24 avril à 13 h ; et enfin la question raciale , le 25 avril à 13h. De plus, la performance « Noire » de Tania de Montaigne, une adaptation théâtrale de son livre éponyme sur le mouvement des droits civiques aux États-Unis, sera disponible en streaming tout au long du week-end. Un live talk avec Tania de Montaigne aura lieu le 24 avril à 17h.

 

La libérté d’expression, un sujet sensible

En France et aux États-Unis, liberté d'expression et free speech semblent être équivalents. Pourtant, leurs définitions et leurs applications diffèrent sensiblement de part et d’autre de l’Atlantique, comme en témoigne la couverture médiatique des événements récents. Les médias américains traditionnels à tendance libérale dépeignent souvent le principe français de laïcité comme une restriction à la liberté religieuse, en particulier celle des musulmans, renforcée par les débats soulevés après l'assassinat du professeur de français Samuel Paty. Et derrière la liberté des mœurs, un sexisme sous-jacent,  dont certains médias américains trouvent la preuve dans les scandales de harcèlement sexuel en France toujours plus nombreux.

À l'inverse, la presse française est régulièrement choquée par le puritanisme et le communautarisme américains qui, selon certains, conduisent à une censure de la liberté d'expression dans les médias, dans les universités et dans le domaine culturel. Malgré cette profonde friction intellectuelle, l'impact sismique des mouvements #MeToo et Black Lives Matter s'est fait sentir des deux côtés de l'Atlantique. Encouragés à prendre la parole, les citoyens des deux pays ont pris l'initiative de redéfinir l'héritage des personnalités publiques, conduisant à l'émergence d'une soi-disant « Cancel Culture ».

Tout au long de ce festival, écrivains, philosophes, journalistes et artistes de France et des États-Unis tenteront de comprendre et de clarifier les malentendus sur le respect de la liberté et ses limites dans les deux pays, en se concentrant sur les sujets de religion, de sexualité et de race.

 

Conférence sur la religion

Vendredi 23 avril à 13h ET

Keynote speaker: Suzanne Nossel

Avec Philippe Lançon et Caroline Fourest

 

 

Conférence sur la sexualité

Samedi 24 avril à 13h ET

Keynote speaker: Laura Kipnis

Avec Laure Murat, Manon Garcia et Lauren Wolfe

 

 

Conférence sur la question raciale

Dimanche 25 avril à 13h ET

Keynote speaker: Thomas Chatterton Williams

Avec Nell Irvin Painter, Marie-Anne Matard-Bonucci et James McAuley

 

 

Tous les programmes sont gratuits pour le public.

Pour RSVP : here

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