Le 12 mars 2026, la Cour Constitutionnelle a validé le décret-loi et la loi de conversion sur la nationalité italienne qui limitent la transmission de la citoyenneté italienne par le droit du sang.


Obtention de la nationalité italienne par la filiation
La transmission de la nationalité italienne est principalement régie par le droit du sang. Avant la réforme, toute personne descendant d’un citoyen italien ayant vécu après 1861 pouvait revendiquer la nationalité sous certaines conditions. Désormais, la transmission automatique de la nationalité italienne par le droit du sang est restreinte à deux générations maximum. Il est ainsi possible d’obtenir la citoyenneté si un parent ou un grand-parent possède exclusivement la nationalité italienne.
Si un parent du demandeur a obtenu la nationalité italienne par résidence, de nouveaux critères s’appliquent. Le parent concerné doit avoir résidé pendant deux années consécutives après l’obtention de la nationalité et avant la date de naissance de l’ayant droit.
Par le mariage
Toute personne mariée à un citoyen italien peut obtenir la nationalité italienne à l’issue de deux ans de mariage. Le délai se rallonge à trois ans si le demandeur réside à l’étranger. Cependant, la période peut être réduite de moitié si les conjoints ont un enfant.
Par la résidence
Les citoyens étrangers peuvent aussi acquérir la citoyenneté italienne en résidant sur le territoire national entre trois et dix ans en fonction des situations. Pour les ressortissants de pays membres de l’Union Européenne, la résidence est de trois ans au minimum.
Une démarche à anticiper
Rassembler l’ensemble des pièces justificatives prend, en règle générale, plusieurs mois pour le demandeur. A réception du dossier complet, les autorités italiennes peuvent mettre jusqu’à trois ans avant de reconnaître la citoyenneté au requérant.
Les frais liés à la reconnaissance de la nationalité italienne varient en fonction de la situation de l’ayant droit. Une demande déposée au consulat à l’étranger implique généralement des frais administratifs tandis que certaines catégories de demandeurs bénéficient d’exemptions.
A l’étranger, il convient de se rapprocher du consulat italien afin de constituer le dossier. En Italie, c’est auprès du ministère de l’Intérieur que la démarche s’effectue. Il est recommandé de prendre contact avec des professionnels du droit et les autorités compétentes afin d’avoir un avis personnalisé.
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