Le blocage du détroit d’Ormuz entraîne une pénurie de kérosène qui frappe le secteur aérien. En Italie, l’inquiétude monte chez les compagnies aériennes à l’approche de la période estivale.


Le blocage du détroit d’Ormuz a réduit la quantité de kérosène exportée avec, pour conséquence, l’augmentation soutenue du prix de ce carburant. Si l’Union Européenne organise un sommet sur la question ce mercredi, les premiers effets de la pénurie se font déjà sentir en Italie.
Un secteur aérien sous tension
Samedi, le fournisseur de kérosène Air Bp Italia avait émis une alerte sur l’approvisionnement en carburant dans quatre aéroports de la péninsule : Bologne, Milan, Trévise et Venise. La société a annoncé des rationnements dans la distribution.
L’aéroport de Brindisi a également subi des restrictions tout comme ceux de Pescara et de la région calabraise. Dans les Pouilles, le kérosène est réservé aux vols d’État jusqu’au 7 avril au minimum. Le ravitaillement est également restreint en Calabre où une limite de trois mille litres de carburant par avion a été fixée.
Des compagnies inégalement exposées à la pénurie
Certaines compagnies adoptent des stratégies pour se protéger face à la volatilité des prix. La pratique, dite du « fuel hedging », leur permet de s’assurer un approvisionnement à coût modéré malgré l’augmentation du prix du kérosène. Si des sociétés telles qu’Ita Airways ont des contrats de couverture, d’autres restent complètement exposées à la flambée des prix. En dépit de ces mesures, les fournisseurs pourraient ne pas livrer les compagnies si la production de kérosène venait à être interrompue.
Une période estivale incertaine pour les compagnies
À ce jour, les transporteurs n’ont pas annoncé d’annulations de vols pour l’été. Mais des restrictions pourraient venir perturber le trafic aérien durant la période estivale si la circulation maritime n'est pas rétablie dans le détroit d'Ormuz. Cette situation pourrait profiter aux sociétés ferroviaires et aux entreprises spécialisées dans la gestion d’autocars si les voyageurs se reportaient sur d’autres moyens de transport.
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