Le chef-lieu des Marches a reçu, mercredi 18 mars 2026, le prestigieux titre pour son dossier « Ancona. Questo Adesso ». Un projet entre identité territoriale et ouverture internationale.


Après L’Aquila (Abruzzes) désignée pour cette année 2026 et Pordenone (Frioul-Vénétie Julienne) pour 2027, Ancône est devenue la prochaine ville sur la liste des Capitales italiennes de la Culture. Mercredi 18 mars 2026, le ministre de la Culture, Alessandro Giuli a annoncé la victoire du chef-lieu des Marches pour le titre de Capitale de la culture 2028 avec son dossier « Ancona. Questo Adesso ». La municipalité recevra un million d’euros pour réaliser des projets présentés dans son dossier de candidature.
Identité territoriale et ouverture internationale
Dans son communiqué, le ministère de la Culture insiste sur la stratégie d’investissement d’Ancône, apparaissant comme « solide et cohérente (…), avec un impact attendu significatif sur le tissu socio-économique. » Le dossier de candidature a également séduit le jury, à l’unanimité, avec son « modèle de valorisation culturelle solide et cohérent, capable de conjuguer identité territoriale et ouverture internationale ». « L’évaluation est excellente », résume le ministre italien de la Culture dans la note.
Le président de la région des Marches, Francesco Acquaroli a réagi dans un communiqué : « Le titre de Capitale italienne de la Culture, qui revient dans les Marches pour la deuxième fois après Pesaro 2024, témoigne de l’énorme potentiel de notre région et de la richesse d’un patrimoine qui souhaite se faire découvrir par l’Italie et le monde entier. »
80 projets
Le dossier de candidature comprend plus de 80 projets qui s’articulent autour de quatre axes incarnés par les avatars de figures tutélaires de la ville. « Questo Mare », inspiré par l’architecte Luigi Vanvitelli, réinvente le lien entre port, infrastructures et vie culturelle, tandis que « Via Maestra », sous l’égide de l’archéologue Ciriaco Pizzecolli, valorise le centre historique en réseau culturel intégré. « Adesso Parco », porté par la figure de l’héroïne Stamira, met en avant ses espaces naturels dans une logique durable. Enfin, « Mare Culturale », associé au ténor natif d’Ancône Franco Corelli, ouvre la voie à la création contemporaine, aux pratiques numériques et à l’implication des jeunes générations. Ensemble, ces quatre dimensions dessinent une stratégie où la culture devient levier de transformation urbaine, sociale et économique, inscrivant Ancône dans une dynamique à la fois locale et internationale.
Une histoire millénaire de rencontres
Et pour cause, située sur la côte adriatique, Ancône est une ville tournée vers l’extérieur depuis sa fondation en 387 avant J.-C. À l’origine une colonie grecque, Ankón s’impose comme une ville stratégique avec son port marchand, carrefour entre l’Italie, les Balkans et la Méditerranée. La cité possède une identité historique fondée sur la rencontre de civilisations et de cultures.
Le titre du dossier « Ancona. Questo Adesso » s’inspire des mots du poète local Francesco Scarabicchi, tirés de Una città di scoglio. Breve viaggio ad Ancona. Ses vers invitent à conjuguer au présent tout le passé d’Ancône vers un horizon de renouveau culturel.
Une distinction prestigieuse
Le titre de Capitale italienne de la Culture existe depuis 2014. L’attribution de ce titre, par une délibération du Conseil des ministres, repose sur la proposition formulée par le ministre de la Culture, qui tient compte des recommandations du jury. À cela s’ajoutent des auditions de chaque commune candidate.
Depuis 2021, le programme « Cantiere Città » valorise les projets conçus par les villes candidates non retenues. L’objectif : conserver les idées formulées, les relations établies et les personnes impliquées. Cette année, Forlì, Anagni, Catane, Colle di Val d’Elsa, Gravina in Puglia, Massa, Mirabella Eclano, Sarzana et Tarquinia étaient finalistes face à Ancône.
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