Les photographies de Giovanni Ghirard à la Galerie Still Fotografia
Un nouveau projet réunissant quarante photographies de l'artiste, dont l'objectif cadre l'espace urbain et industriel avec un regard à la fois analytique et poétique, géométrique et métaphysique.


Les bâtiments et espaces architecturaux sont souvent considérés comme marginaux ou purement fonctionnels. Zones industrielles, zones de services, friches industrielles et banlieues résidentielles se transforment, sous le regard de Giovanni Ghirardi, en cathédrales de la modernité.
La galerie Still Fotografia réunit 40 clichés de l’artiste milanais. Toutes témoignent de l'étendue et de la polyvalence du style de l'auteur, capable d'interpréter des environnements intérieurs, de l'Italie à la Namibie, à laquelle est consacrée la section « Seuil », ainsi que l'architecture classique, jusqu'aux vues de métropoles mondiales telles que New York, Atlanta, San Francisco, Berlin, Milan et Londres.
Dans le sillage de la grande tradition de la photographie de paysage italienne, de Luigi Ghirri à Gabriele Basilico, Ghirardi n'est pas attiré par l'esthétique spectaculaire des architectes stars, mais oriente plutôt sa recherche vers une pureté formelle, extrayant l'élément architectural de son contexte pour l'élever au rang de symbole d'un ordre possible, d'une géométrie qui défie le désordre du réel.

Par une maîtrise des lignes de force et une attention méticuleuse aux proportions, l'artiste métamorphose le béton, le verre et l'acier en surfaces abstraites, partitions visuelles où le silence règne en maître. La lumière dicte le rythme, sculptant les volumes et dessinant les ombres, réduisant l'œuvre à l'essentiel pour ne pas détourner le regard, qui n'y trouve jamais la figure humaine, mais seulement sa trace, fruit de son travail sur le paysage.
Des valeurs telles que la lenteur, le savoir-faire manuel et l'artisanat caractérisent la poétique et la méthode de l'artiste. Il maîtrise personnellement l'intégralité du processus créatif, y compris l'impression des œuvres, qu'il supervise lui-même, du moins dans la mesure où le format le permet. Même les cadres sont conçus et fabriqués par l'artiste, à partir de bois brut, et le matériau est choisi en fonction des images à encadrer.
Il en résulte l'image d'un monde ordonné, débarrassé des scories de la vie quotidienne, fruit d'un travail patient, où chaque ligne a un sens et chaque nuance un poids, à observer et à absorber lentement, dans une contemplation qui nous invite à découvrir la beauté de l'ordinaire et le caractère sacré de la forme.
Informations pratiques15mai4juil.
Du 15 mai à 10:00
Jusqu'au 4 juil. à 19:00
Adresse
Via Zamenhof, 11
MI
milano
Horaires
Entrée gratuite. Du mardi au vendredi, de 15h à 19h ; lundi et samedi sur rendez-vous






